Points de vue

Vous sentez-vous prêt à pratiquer le dépistage organisé du cancer du poumon ?

Après l’actualisation de l’avis de la Haute Autorité de santé, la mise en place d’un dépistage organisé du cancer du poumon en France semble se profiler à moyen terme. Les radiologues sont-ils prêts à y faire face, qu’ils travaillent en hôpital ou en libéral ?

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Le 14/04/22 à 15:00, mise à jour aujourd'hui à 15:10 Lecture 4 min.

Les radiologues se tiennent prêts à mettre en place le dépistage du cancer du poumon en secteur libéral comme à l'hôpital (photo d'illustration). © Solenn Duplessy

« Cela fait longtemps que je m’y prépare »

Caroline Caramella

Caroline Caramella

Radiologue à l’hôpital Marie-Lannelongue et secrétaire de la Société d’imagerie thoracique (SIT)

Cela fait longtemps que je m’y prépare ! Je pense que la plupart des radiologues sont prêts pour la mise en place de ce dépistage organisé. Le scanner thoracique sans injection ne présente pas de difficulté majeure, et la détection d’un nodule évident ne demande pas d’être spécialiste. Pour déterminer quels micronodules aspécifiques méritent d’être surveillés, il suffit d’avoir une petite formation, comme celle que la SIT a récemment créée, pour appliquer des guidelines.
À l’hôpital Marie-Lannelongue, nous avons déjà mis en place un parcours patient pour une prise en charge rapide à partir de la découverte d’une image anormale, en association avec le centre Gustave-Roussy et l’hôpital Saint-Joseph. Mais ce n’est que la face émergée de l’iceberg. Comment sera absorbé l’afflux de sujets ? Est-ce que les radiologues sont suffisamment fo

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Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

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