Urgences thoraciques

Le recours à l’angioscanner dans la prise en charge de l’embolie pulmonaire aux urgences

Au congrès de la Société d'imagerie thoracique, Constance de Margerie a indiqué les prérequis pour la prise en charge de l'embolie pulmonaire aux urgences. L'angioscanner thoracique doit être réalisé le plus rapidement possible en cas de probabilité clinique forte et le radiologue doit s’assurer de la qualité de l’acquisition.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 11/07/23 à 7:00, mise à jour le 11/09/23 à 13:30 Lecture 4 min.

Si l'angioscanner thoracique est indiqué, la radiologue Constance de Margerie recommande de le réaliser le plus tôt possible, notamment en cas de probabilité clinique forte d’embolie pulmonaire (photo d'illustration). © Alfredo Cantarinha

Selon des données de l’Assurance maladie, 55 000 patients sont pris en charge chaque année pour une embolie pulmonaire et 15 000 ayant des comorbidités décèdent, a rappelé Constance de Margerie, radiologue à l’hôpital Saint-Louis à Paris, lors d’une session du congrès annuel de la Société d’imagerie thoracique le 16 juin 2023.

Une quarantaine d’angioscanners par mois

Au sein de l’hôpital Saint-Louis, depuis début 2023, l’angioscanner pour recherche d’embolie pulmonaire a représenté 6 % des examens de scanner demandés dans le service d’imagerie, et 12 % des examens de scanner demandés par les urgences, observe Constance de Margerie. Cela correspond donc, précise-t-elle, à un total de 40 à 45 angioscanners réalisés par mois avec un taux de positivité de 10 à 15 %. « Il s’agit donc d’une pathologie courante et potentiellement grave qu’il faut absolument détecter », souligne-t-elle.

Deux situations où l’angioscanner est indiqué

Afin d’éviter les faux positifs, elle suggère de valider au préala

Il vous reste 85% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Solenn Duplessy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

20 Mar

7:11

Une enquête menée par la société européenne d'imagerie mammaire (EUSOBI) démontre que, malgré des aspects procéduraux très variés dans la biopsie mammaire à aiguille centrale guidée par échographie, des niveaux de stérilité perçus plus élevés ne sont pas associés à une diminution des infections. L'étude met en lumière l'importance de réduire en toute sécurité l’utilisation des ressources et l’impact environnemental.
19 Mar

16:00

La réponse de perfusion à l’adénosine semble être spécifique à chaque organe, conclut une étude parue dans JNM. L’adénosine augmente la perfusion au niveau du cœur, du foie, du côlon et du duodénum, tandis que la perfusion est réduite par l’adénosine dans le cerveau, la rate, les reins, le muscle squelettique et l’os, écrivent les chercheurs.

13:25

La présentation est la clé d'une bonne compréhension des comptes rendus d'imagerie « patient-friendly », conclut une étude présentée dans JACR. Les formats « traduction complète » et « basé sur les phrases », associant des sources pour vérifier les informations sont plus efficaces qu'une simple définition des termes techniques.

7:10

Dans une étude évaluant les niveaux de référence en doses de radiation et les indicateurs de qualité d’image dans les protocoles d’imagerie thorax-abdomen en unité de soins intensifs néonatals,  des chercheurs relève que les nouveau-nés pesant entre 1000 et 1 499 g et 1 500 à 2499 g avaient des doses cutanées inférieures à celles des nouveau-nés pesant moins de 1 000 g.

Docteur Imago

GRATUIT
VOIR