Communication

« Nous devons expliquer aux patients ce que nous faisons et qui nous sommes »

Malgré leur rôle dans le parcours de soins, les radiologues restent méconnus d’une partie des patients. Une session de l’ECR 2019 a décrit les causes et conséquences de ce défaut d’image et souligné les bénéfices potentiels d’une meilleure communication entre soignants et soignés.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 04/03/19 à 16:00, mise à jour aujourd'hui à 15:06 Lecture 4 min.

Pour Adrian Brady, il est nécessaire de « développer une compréhension mutuelle » entre le radiologue et le patient. © C. F.

Nicola Bedlington, secrétaire générale du Forum européen des patients, n’est pas la première à le constater : la radiologie souffre d’un défaut d’image. « Dans la communauté des patients, elle est un peu considérée comme une activité « périphérique ». Elle n’est pas envisagée comme un secteur prioritaire, ce qui impacte négativement la connaissance qu’ils ont de la profession », a-t-elle expliqué le samedi 2 mars, lors d’une session du Congrès européen de radiologie (ECR).

« Développer une compréhension mutuelle »

Pour renforcer les liens, il est essentiel d’être proactif et d’expliquer le rôle du radiologue au patient, juge Adrian Brady, radiologue au Mercy University Hospital de Cork (Irlande). « Il faut développer une compréhension mutuelle », prône-t-il. Une enquête de l’Institut britannique de radiologie publiée en 2012 a évalué l’étendue de cette méconnaissance du métier de radiologue : « Sur 306 patients interrogés, 76 % pensaient que les radiologues avaient une qualification de m

Il vous reste 82% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Gutzeit A., Direct communication between radiologists and patients following imaging examinations. Should radiologists rethink their patient care?, European Radiology, janvier 2019, vol. 29, n° 1, p. 224–231. DOI : 10.1007/s00330-018-5503-2.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

11 Sep

17:00

Une étude prospective chez 22 patients atteints de tumeurs neuro-endocrines métastatiques montre que le ¹⁷⁷Lu-LNC1010 présente un profil de tolérance favorable, sans toxicité rénale ou hépatique sévère. Le traitement a obtenu un taux de réponse objective de 44,4 %, et un contrôle de la maladie de 94,4 %.

15:00

Après une embolisation des artères prostatiques (PAE), le taux cumulé de ré-intervention atteint 25,8 % à 5 ans, la résection transurétrale de la prostate étant la procédure de rattrapage la plus fréquente, selon une étude. Ces résultats confirment une durabilité à moyen terme satisfaisante de la PAE.

13:30

Une étude démontre que le score O-RADS IRM présente une excellente performance diagnostique pour différencier les masses annexielles bénignes et malignes. L’intégration de la courbe d’intensité semi-quantitative (SIC) améliore surtout la spécificité et la valeur prédictive positive, tout en réduisant les interventions chirurgicales inutiles.
10 Sep

17:23

L’embolisation des artères utérines (EAU) offre une amélioration durable des symptômes chez environ 75 % des patientes. À 10 ans, près d’une patiente sur cinq nécessite une nouvelle intervention, avec un risque plus élevé chez les femmes plus jeunes. (Etude).
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR