Sénologie

Difficultés diagnostiques et thérapeutiques du cancer du sein

Ce cas clinique d’une patiente de 51 ans illustre quelques-unes des difficultés diagnostiques et thérapeutiques posées par le cancer du sein, dont certaines sont liées à la pandémie actuelle de Covid-19.

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Le 17/02/21 à 16:00, mise à jour hier à 15:04 Lecture 8 min.

Ce cas illustre une situation souvent rencontrée en cancérologie mammaire : une IRM mammaire faite dans le cadre du bilan d’extension d’un cancer du sein (ici, l’IRM était indiquée avant chimiothérapie néoadjuvante) découvre une lésion supplémentaire non vue initialement sur le bilan standard. © Langer A.

Observation clinique

Une patiente âgée de 51 ans, non ménopausée, sans antécédent personnel ou familial, est adressée pour une masse palpable du quadrant supéro-externe droit (QSED). La mammographie (figure 1) montre une masse de forme irrégulière et de contours indistincts, classée BI-RADS 5, près du prolongement axillaire.

L’échographie (figure 2) montre une masse de contours microlobulés avec renforcement postérieur de 24 mm, sur le rayon de 11 h à 60 mm du mamelon, classée BI-RADS 4c. Il n’y a pas d’adénopathie axillaire associée.

Une biopsie échoguidée est donc réalisée, qui montre un carcinome canalaire infiltrant (CCI) de grade III, RH - HER2 +, avec Ki-67 à 90 %. Il s’agit donc d’une lésion agressive (grade 3, récepteurs hormonaux négatifs, HER2 positif et Ki-67, témoin de la prolifération, très élevé) qui nécessitera chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie.
La patiente est vue le 30 septembre 2020 par le chirurgien, qui classe cliniquement la lésion (classification TNM) T1, N0.

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Auteurs

Adriana Langer

Radiologue Service de radiodiagnostic Institut Curie, hôpital René-Huguenin Saint-Cloud (92)

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