Physiopathologie
Le terme d'hypertension « idiopathique » tend à être abandonné au profit du syndrome d'hypertension veineuse intracrânienne chronique (chronic intracranial venous hypertension syndrome, CIVHS), proposé par Fargen en 2020, reconnaissant le rôle central de l'hypertension veineuse [1].
Le modèle physiopathologique actuel est intégratif. L'obésité élève la pression veineuse centrale et favorise l'hypersécrétion de LCS par dérégulation endocrinienne [2]. Certains patients présentent en outre une prédisposition anatomique cervicale à la compression des veines jugulaires internes (processus styloïde proéminent, tubercule latéral de C1 saillant) [3]. Les travaux récents de veinographie dynamique ont révélé que la veine jugulaire interne (VJI) est un site majeur d'obstruction positionnelle : la grande majorité des patients développent des sténoses sévères lors de simples rotations de la tête, générant des gradients cervicaux qui se transmettent en amont et augmentent la pression

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