Événements indésirables en TDM

Tomodensitométrie et grossesse : conduite à tenir

Certains cas d’urgence peuvent justifier la réalisation d’un scanner sur une femme enceinte. Des précautions s’imposent alors, bien que le niveau d’irradiation ne semble pas dangereux pour l’enfant à naître. Cet article est le troisième de notre série consacrée aux événements indésirables en tomodensitométrie.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 12/12/17 à 16:00, mise à jour hier à 15:08 Lecture 4 min.

Figure 1. Certaines situations d’urgences exigent la réalisation d’un scanner et l’injection de produit de contraste iodé. Parmi celles-ci : une suspicion d’appendicite, de péritonite ou d’embolie pulmonaire. © A. C.

Introduction

L’exposition aux radiations ionisantes est contre-indiquée en cas de grossesse de la patiente. Néanmoins, certaines situations d’urgence exigent la réalisation d’un scanner sur une femme enceinte, ainsi que l’injection de produit de contraste (PDC) iodé. Parmi celles-ci : une suspicion d’appendicite, de péritonite, d’embolie pulmonaire (figure 1), ou un polytraumatisme (figure 2). La concertation entre le clinicien et le radiologue est alors fondamentale et l’évaluation du rapport bénéfice risque est de rigueur. Soulignons également qu’il faut bien différencier « l’exposition volontaire » de « l’exposition accidentelle » chez la femme enceinte. Dans le premier cas, le scanner est réalisé malgré la grossesse parce que l’état de la patiente le nécessite. Dans le deuxième cas, l’exposition relève de l’accident (en tout début de grossesse quand la patiente ignore encore son état) ou de l’omission lorsque l’interrogatoire n’est pas réalisé. Yves Sébastien Cordoliani décrit en dé

Il vous reste 81% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Alfredo Cantarinha

Manipulateur d'électroradiologie médicale

CHU Bicêtre (AP-HP)

Le Kremlin-Bicêtre (94)

Bibliographie

  1. Cordoliani, Lévêque C., Foehrenbach H., Hazebroucq V., « Exposition d’une femme enceinte aux rayonnements ionisants : que dire, que faire », Journal de Radiologie, septembre 2004, Vol. 85, n° 9, p. 1214-1215. DOI : 10.1016/S0221-0363(04)76699-8.
  2. Fiche CIRTACI, « Produits de contraste et grossesse », Société française de radiologie, 2005. http://www.sfrnet.org/rc/org/sfrnet/htm/Article/2004/mie-20041216-000000-08198/src/htm_fullText/fr/fiche%20grossesse.pdf. Site consulté le 2 novembre 2017.
  3. « ESUR Guidelines on Contrast Media », European Society of Urogenital Radiology, http://www.esur.org/guidelines/. Site consulté le 2 novembre 2017.
  4. Fiche d’information, « Grossesse et exposition aux rayonnements ionisants », Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, 2011. http://www.irsn.fr/FR/professionnels_sante/radiopro_patients/Documents/IRSN_F2-V3_Grossesse-rayonnements-ionisants.pdf. Site consulté le 2 novembre 2017.
  5. Bourjeily G., Chalhoub M., Phornphutkul C., et coll., « Neonatal Thyroid Function : Effect of a Single Exposure to Iodinated Contrast Medium in Utero », Radiology, septembre 2010, vol. 256, n° 3. http://pubs.rsna.org/doi/pdf/10.1148/radiol.10100163. Site consulté le 2 novembre 2017.

Discussion

Commenter cet article
  1. Julien CocaignIls font très bien ça a Nancy. Pdf a l'appui on a copié leur technique
    Il y a 8 ans

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

24 Avr

17:31

Une étude publiée dans Scientific Reports a évalué la capacité de GPT-4o à standardiser les recommandations de suivi à partir de comptes rendus de radiologie, en les comparant à celles de radiologues humains sur 100 cas cliniques. Les résultats montrent que GPT-4o atteint une qualité globale comparable à un radiologue expérimenté et supérieure à un interne.

7:30

En 2024, les radiologues n’ont reçu que 0,76 % des financements de recherche de la part de l’industrie (90,4 millions de dollars), avec une forte concentration sur une minorité d’entre eux. La part de la radiologie dans le financement total a diminué entre 2019 et 2024 (de 1,34 % à 1,06 %), suggérant un soutien limité et en déclin (étude).
23 Avr

15:00

Les nouvelles recommandations du National Comprehensive Cancer Network® préconisent une évaluation des risques basée sur l'IA et d'utiliser des mammographies pour prédire le risque de cancer du sein à 5 ans chez une femme. L'un des changements les plus importants est d'étendre le dépistage des risques par mammographie à partir de 35 ans. (source)

12:57

Une étude signale que depuis le Covid-19 des retards de diagnostic après une mammographie de dépistage revenue anormale s'aggravant chaque année. Certains sous-groupes de femmes, comme celles au chômage ou âgées de 50 à 59 ans, présentent un risque accru de suivi retardé et persistant.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR