Résumé
La rate est souvent touchée lors de traumatismes abdominaux fermés, représentant environ la moitié des lésions abdominales dans de tels cas. Les traumatismes spléniques sont souvent associés à des polytraumatismes, nécessitant une évaluation attentive d’autres atteintes abdominales ou thoraciques. Le pronostic de ces atteintes spléniques, lorsqu’elles sont isolées, est généralement bon avec une prise en charge précoce et adaptée. La tomodensitométrie (TDM), joue un rôle central dans le diagnostic et le suivi, permettant d’évaluer la gravité des lésions et de guider le traitement, y compris l’embolisation artérielle. Les indications d’embolisation artérielle varient en fonction de la gravité du traumatisme : l’indication est généralement retenue en cas de saignement artériel ou de lésion grave AAST 5. L’indication reste en revanche discutée dans les traumatismes de grade 3 et 4 sans cible vasculaire, dépendant notamment de l’état clinique, de la biologie et de la quantité d’hémopéritoine. En pédiatrie, l’intérêt de l’embolisation splénique est discuté. La technique d’embolisation implique le cathétérisme du tronc cœliaque, l’angiographie recherchant une éventuelle cible distale puis l’occlusion artérielle grâce à des agents d’embolisation différents selon le site et le calibre de l’artère cible, et les habitudes de l’opérateur. Un suivi rapproché est recommandé pour dépister les complications à court et à long terme, et la vaccination prophylactique peut être envisagée en fonction de la perte de parenchyme splénique fonctionnel.
Introduction
La rate est l’organe intra-abdominal le plus fréquemment touché lors d’un traumatisme abdominal fermé, en raison de sa friabilité et de son importante vascularisation, son atteinte représentant environ 50 % des lésions abdominales en cas de traumatisme fermé (accidents de la voie publique, rixes, chutes, etc.).
La rate peut être atteinte dans trois principales situations : le choc direct, l’écrasement et l’atteinte par fracture costale en regard. 40 % des traumatismes spléniques sont associés à des fractures costales gauches en regard, et 20 % de fractures costales gauches s’accompagnent de lésions spléniques. Ainsi, la constatation de fractures costales gauches lors de l’imagerie du patient traumatisé doit faire porter une attention spécifique à la recherche de lésions de contusion splénique associées. Les mécanismes traumatiques de décélération sont plus rares et suggèrent la présence de lésions graves vasculaires proximales. Les traumatismes par arme blanche (trauma
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