LLM

Usages académiques des modèles de langage large : vers des radiologues universitaires augmentés

Les modèles de langage (LLM) nous font repenser l’organisation et le sens même de nos activités académiques. Ils peuvent accélérer la préparation d’un cours, structurer une revue bibliographique, ou sécuriser la relecture d’un manuscrit. Voici un aperçu pratique des cas d’usage de ces modèles pour l’activité académique et une réflexion sur leur potentiel impact dans l’avenir.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 25/11/25 à 15:00, mise à jour le 05/03/26 à 17:25 Lecture 13 min.

Dans ce contexte d’intégration croissante et rapide des LLM dans nos pratiques, il revient à nos institutions et sociétés savantes de dessiner la méthode et les garde‑fous pour l'usage académique de ces modèles. © École polytechnique / Institut Polytechnique de Paris / J. Barande | CC BY-SA 2.0

Avant‑propos : l’intelligence, de quoi parle‑t‑on vraiment ?

Les LLM ont une performance variable en fonction de la tâche à accomplir, et il est parfois difficile d’avoir une appréciation globale des performances d’un modèle. Fort heureusement le propos de cet article c’est de cibler sur les taches académiques qui requièrent des compétences ciblées. Howard Gardner, dans Frames of the Mind, a proposé de catégoriser l’intelligence humaine en plusieurs types : linguistique, logique‑mathématique, musicale, visuo‑spatiale, corporelle et kinesthésique, interpersonnelle, intrapersonnelle et naturaliste [1]. En académie, nous activons surtout deux formes centrales : l’intelligence linguistique (formuler clairement pour un public donné) et l’intelligence logique‑mathématique (raisonner, comparer, prioriser des preuves). Les aptitudes sur ces deux formes d’intelligence sont bien corrélées aux résultats des tests de QI. Les modèles de langage sont particulièrement performants aux tâches linguistiq

Il vous reste 94% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Pedro Teixeira

PU-PH Service d’imagerie Guilloz CHRU de Nancy

Déclaration des liens d'intérêts

Aucun lien d’intérêts déclaré par le(s) auteur(s) de cet article.

Bibliographie

  1. Gardner H (ed) (2011) Frames of mind: the theory of multiple intelligences. Basic Books, New York, NY
  2. Vaswani A, Shazeer N, Parmar N, et al (2023) Attention Is All You Need https://doi.org/10.48550/arXiv.1706.03762
  3. Wang X, Wei J, Schuurmans D, et al (2023) Self-Consistency Improves Chain of Thought Reasoning in Language Models https://doi.org/10.48550/arXiv.2203.11171
  4. Yao S, Zhao J, Yu D, et al (2023) ReAct: Synergizing Reasoning and Acting in Language Models https://doi.org/10.48550/arXiv.2210.03629
  5. Snell C, Lee J, Xu K, Kumar A (2024) Scaling LLM Test-Time Compute Optimally can be More Effective than Scaling Model Parameters https://doi.org/10.48550/arXiv.2408.03314
  6. Kalai AT, Nachum O, Vempala SS, Zhang E (2025) Why Language Models Hallucinate
  7. Kosmyna N, Hauptmann E, Yuan YT, et al (2025) Your Brain on ChatGPT: Accumulation of Cognitive Debt when Using an AI Assistant for Essay Writing Task https://doi.org/10.48550/arXiv.2506.08872

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

04 Juin

16:00

Une étude publiée dans Pediatric Radiology démontre que SonicDL, une technologie d’IRM cardiaque accélérée par intelligence artificielle, réduit le temps d’examen jusqu’à 87 % tout en conservant une qualité diagnostique élevée.

13:00

Une étude publiée dans phiRO démontre qu’une nouvelle technique de reconstruction d’images par intelligence artificielle (SR-DLR) permet de réduire significativement la dose de rayonnement lors des scanners cardiaques pédiatriques. Malgré une irradiation jusqu’à trois fois plus faible, la qualité des images reste comparable à celle obtenue avec les méthodes conventionnelles, avec une résolution spatiale améliorée.

7:30

Aux Pays-Bas, l’utilisation de l’IRM avant biopsie prostatique chez les hommes suspectés de cancer de la prostate est passée de 17 % à 74 % entre 2015 et 2023, avec une diminution progressive des disparités entre hôpitaux, indique une étude parue dans Insights into Imaging.
03 Juin

16:47

L'acquisition d'image retardée après injection de produit de contraste dans les scanners pancréatiques améliorerait la détection précoce du cancer de type PDAC. Une acquisition retardée de 3 minutes reconstruite à 40 keV serait le paramètre le plus performant et pratique dans le flux de travail du radiologue. (Etude).
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR