Dominique Le Guludec

« Toute prise en charge doit être transversale et cela donne un rôle pivot à l’imagerie »

Présidente de la Haute Autorité de santé, Dominique Le Guludec est aussi PU-PH et membre de la communauté des imageurs, sur le versant de la médecine nucléaire. Pour Docteur Imago, elle fait le bilan des grands travaux de la HAS sur la radiologie, cible les futurs enjeux et partage sa vision de la spécialité, avec un regard à la fois institutionnel et médical.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 23/11/21 à 8:00, mise à jour le 11/09/23 à 13:30 Lecture 8 min.

« Dans notre démarche d’évaluation, nous avons des principes qui sont l’indépendance, la rigueur scientifique et la transparence ; cela garantit la légitimité des avis que nous donnons », souligne Dominique le Guludec. © C. F.

Docteur Imago / Selon vous, quelle est la place de la radiologie dans le paysage médical actuel ?

Dominique Le Guludec / En tant que médecin ayant fait de l’imagerie quasiment toute ma carrière, je dirais que l’imagerie est devenue totalement essentielle dans la prise en charge des patients, aussi bien pour le diagnostic, que pour le dépistage, le suivi, et de plus en plus, pour la thérapeutique. Toute prise en charge correcte se doit d’être coordonnée, multidisciplinaire, transversale. Cela donne un rôle pivot à l’imagerie. Les cliniciens ne peuvent pas se passer des imageurs, et vice versa, et la coordination entre les deux est très importante. Cela vaut pour l’hôpital et pour la médecine de ville.

D. I. / Quels seront les travaux et réflexions de la HAS sur l’imagerie médicale en 2022 ?

D. L. G. / Nous avons un accord-cadre spécifique avec le G4 pour définir ensemble les projets et les thématiques prioritaires. Nous travaillons beaucoup sur la pertinence des soins. Dans ce domaine, nou

Il vous reste 92% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

26 Juin

17:07

Le dépistage du cancer du poumon par scanner thoracique à faible dose est associé à une morbidité liée à l’examen très faible, indique un article du JACR. Certains facteurs sociodémographiques, notamment le statut marital, l’emploi et la couverture d’assurance, ainsi que l’appartenance à des populations défavorisées, peuvent augmenter la charge du dépistage et diminuer l'adhésion pour les populations cibles (étude).

12:59

Dans une étude évaluant des examens de scanner et TEP-TDM, trois logiciels d’IA commerciaux ont montré des performances comparables pour la détection des nodules pulmonaires cliniquement pertinents, malgré des différences importantes dans le nombre total de détections et de faux positifs.

7:44

Les réactions croisées d'hypersensibilité entre les produits de contraste iodés non ioniques dépendent principalement de la structure de leurs chaînes latérales, avec un risque particulièrement élevé au sein du groupe comprenant l’iohexol, l’iomeprol, l’ioversol et l’iodixanol, selon une étude présentée dans EJR. « Choisir une alternative issue d’un autre groupe structurel semble être une stratégie efficace pour atténuer la récidive dans des scénarios à haut risque », estiment les auteurs.
25 Juin

16:10

Chez des hommes à haut risque de cancer de la prostate mais dont l'IRM est non suspecte ou équivoque, le PET-CT au [68Ga]Ga-PSMA-11 a permis de détecter les cancers cliniquement significatifs avec une efficacité comparable à celle de la biopsie systématique, indique une étude publiée dans The Lancet Oncology.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR