Portrait

Franck Clarot, la voix de la raison sur les réseaux

Radiologue libéral à Rouen, Franck Clarot est l’une des sentinelles scientifiques de la crise Covid sur les réseaux sociaux. Un rôle qu’il a payé au prix fort, mais dont il revendique aujourd’hui plus que jamais la nécessité.

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Le 18/03/22 à 8:00, mise à jour le 11/09/23 à 13:30 Lecture 6 min.

« Je fais de la pédagogie sur les réseaux, dans les médias grand public et au jour le jour avec mes patients. La radiologie reste obscure pour beaucoup de gens », constate Franck Clarot. © Carla Ferrand

Pour Franck Clarot, la médecine et la radiologie n’ont pas été des évidences, mais plutôt des passions à fermentation lente. « Je ne fais pas partie des gens qui ont une vocation ancrée depuis l’enfance. Dans ma famille, personne n’est médecin. Je n’ai pas grandi dans ce milieu », confie-t-il. Au lycée, il s’intéresse à la biologie et aux sciences du vivant, et tente médecine. « J’étais parti pour faire de l’endocrinologie ou de la neurologie. Finalement, il y avait un poste d’interne en radiologie à Rouen et j’ai fait le choix de la transversalité. » Mais l’imagerie médicale ne correspond pas encore à ses aspirations : « La radiologie ne satisfaisait pas mon envie de voir des gens, alors je me suis tourné vers la médecine légale. J’ai fait les deux diplômes en parallèle. »

Électron libre

À la fin de son cursus, Franck Clarot a des ambitions universitaires. Il prend un poste de clinicat en médecine légale au CHU de Rouen et s’imagine déjà PU-PH. Pourtant, après 12 ans de médecine légale

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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