Portrait

Gilles Soulez, radiologue entre deux rives

Radiologue interventionnel au centre hospitalier de l’université de Montréal, le Français Gilles Soulez est le président de l'Association des radiologistes canadiens (CAR). Il revient sur sa carrière entre la France et le Québec, et sur les opportunités offertes par son pays d’adoption.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 09/11/21 à 8:00, mise à jour le 11/09/23 à 13:30 Lecture 6 min.

Installé au Québec depuis 30 ans, le radiologue Gilles Soulez vient régulièrement aux Journées francophones de radiologie pour trouver de nouvelles idées et entretenir les liens avec ses confrères français. © C. F.

Installé depuis 30 ans au Québec, Gilles Soulez est la preuve que le Canada est une terre d’ancrage pour les « maudits Français ». Dans le rétroviseur de son parcours, aucune nostalgie ne vient assombrir le paysage : « A posteriori, j’ai été chanceux de partir au Canada. J’ai eu beaucoup d’opportunités que je n’aurais peut-être pas eues en France », estime-t-il.

« Les portes se sont ouvertes très vite »

La greffe a parfaitement opéré entre le médecin et la Belle Province. Il possède aujourd'hui la double nationalité, et l’accent québécois affleure au détour de certaines phrases. « Quand je prends un verre avec des Québécois, là ça dégénère ! », sourit-il. L’aventure canadienne commence en 1991, lorsque Gilles Soulez choisit de suivre sa femme, une radiopédiatre québécoise rencontrée en France. « C’était un bon timing. J’avais fini mon clinicat, j’étais un jeune PH. Le parcours d’agrégation était un peu compliqué et je n’avais pas vraiment le choix de faire une carrière académique. Quand

Il vous reste 89% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

03 Avr

16:34

L’Association européenne de médecine nucléaire (EANM) et la Société de médecine nucléaire et d’imagerie moléculaire (SNMMI) ont publié des recommandations conjointes sur l’utilisation de l’imagerie cérébrale TEP tau chez les patients suspectés de maladie d’Alzheimer.

13:30

Une étude publiée dans AJR souligne que les radiologues et l’IA ont atteint une sensibilité sous-optimale pour la détection des anomalies pulmonaires interstitielles (ILA) en radiographie, bien que de haute spécificité. Les résultats ne soutiennent donc pas le dépistage radiographique de l’ILA, qu’il s’agisse d’une interprétation radiologue ou d’une IA.

7:43

La reconstruction avancée tridimensionnelle (AR) améliore significativement la précision diagnostique des fractures des membres par rapport à la radiographie conventionnelle tout en maintenant une haute qualité d’image, conclut une étude publiée dans Emergency radiology. « Son intégration dans les flux de travail des urgences pourrait réduire le besoin d’imagerie supplémentaire et accélérer la prise de décision clinique », selon les chercheurs.

14:09

Un essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué si la priorisation des radiographies thoraciques par intelligence artificielle réduisait les délais de diagnostic du cancer du poumon, sans observer d’amélioration significative des délais vers le scanner, le diagnostic, l’orientation ou le traitement. Ainsi, la priorisation des examens par IA dans ce contexte n’apporte pas de bénéfice clinique mesurable, selon une étude publiée dans Nature Medicine.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR