Portrait

Michel Schmitt, le soin comme mode de vie

S’arrêter, lui ? Jamais ! Radiologue spécialisé en imagerie du sein, en RI et en oncologie, Michel Schmitt jongle entre les responsabilités professionnelles depuis sa retraite prise en avril 2022 de son poste de chef de service en ESPIC. Entretien avec cet hyperactif passionné et humaniste, addict au monde du soin.

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Le 09/12/22 à 8:00, mise à jour le 11/09/23 à 13:30 Lecture 6 min.

« Pour améliorer la bientraitance dans les hôpitaux, il faut que l'administration fasse confiance aux soignants sur le terrain », affirme le docteur Michel Schmitt. © François Mallordy

À l’âge où la plupart raccrochent les gants, le radiologue mulhousien Michel Schmitt, 68 ans, est toujours sur le qui-vive, à préparer la prochaine reprise. « Le soin est plus un mode de vie qu’un métier. On n’arrête pas facilement d’être soignant ! », confie le docteur tout de bleu vêtu lors de sa pause méridienne au CH de Sarrebourg (Moselle), début novembre. « Je comprends très bien que des personnes qui travaillent seules veuillent passer à autre chose à la retraite, relativise l’ancien responsable du département de radiologie de l’ESPIC Groupe hospitalier du centre Alsace (GHCA), à Colmar, officiellement retraité le 1er avril 2022. Mais le plaisir de la vie, c’est la relation à l’autre, et elle est au cœur des métiers du soin. Je n’ai jamais eu l’impression de travailler. »

Des petites classes difficiles

Un véritable métier passion qui n’est pas congénital chez cet Alsacien de cœur, né à Strasbourg en 1954 d’un père cadre au conseil de l’Europe et d’une mère employée à mi-temps des

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Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

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