Prospective

L’arrivée de l’intelligence artificielle en imagerie médicale : les conséquences et les questions qui se posent

L’arrivée de l’intelligence artificielle (IA) en médecine est annoncée comme une révolution, un bouleversement des pratiques. Dans une série de trois articles, nous allons tenter de faire le point sur cette technique nouvelle et révolutionnaire qui arrivera bientôt en imagerie médicale. Ce deuxième article évoque les conséquences et les questions posées par cette irruption.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 27/07/17 à 15:00, mise à jour hier à 15:18 Lecture 4 min.

L'arrivée de l'intelligence artificielle aura d'importantes conséquences sur la pratique de l'imagerie médicale. CC0 domaine public sur pixabay.com

La probabilité que l’intelligence artificielle (IA) s’impose en imagerie médicale dans les prochaines années est très grande. C’est même une quasi-certitude. Cette nouvelle révolution aura des conséquences multiples, de natures différentes et fortes. Au risque de faire un peu de science-fiction, nous allons tenter ici de passer en revue les principales.

Les pratiques seront transformées

En modifiant considérablement les fonctions de production, l’IA va bousculer les pratiques professionnelles. Les modes de fonctionnement des services d’imagerie seront transformés et de nouvelles organisations du travail apparaîtront.

Une productivité en hausse

L’IA automatisera l’interprétation des examens et la rédaction des comptes rendus[1],[2]. En conséquence, le rôle des radiologues changera. La machine interprétera à leur place, ou réalisera au moins une pré-interprétation.

Contrairement à celle de l’homme, la performance diagnostique de l’IA est constante. Cette dernière s’affranchit en effet des lim

Il vous reste 84% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Notes

1. https://www.ibm.com/watson/health/imaging/ 2. siliconwadi.fr/19938/lintelligence-artificielle-pour-decrypter-les-irm-e

Auteurs

Hervé LECLET

SANTOPTA Groupe ESPRIMED

Médecin radiologue

Consultant en organisation en imagerie médicale

www.santopta.fr

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

26 Juin

17:07

Le dépistage du cancer du poumon par scanner thoracique à faible dose est associé à une morbidité liée à l’examen très faible, indique un article du JACR. Certains facteurs sociodémographiques, notamment le statut marital, l’emploi et la couverture d’assurance, ainsi que l’appartenance à des populations défavorisées, peuvent augmenter la charge du dépistage et diminuer l'adhésion pour les populations cibles (étude).

12:59

Dans une étude évaluant des examens de scanner et TEP-TDM, trois logiciels d’IA commerciaux ont montré des performances comparables pour la détection des nodules pulmonaires cliniquement pertinents, malgré des différences importantes dans le nombre total de détections et de faux positifs.

7:44

Les réactions croisées d'hypersensibilité entre les produits de contraste iodés non ioniques dépendent principalement de la structure de leurs chaînes latérales, avec un risque particulièrement élevé au sein du groupe comprenant l’iohexol, l’iomeprol, l’ioversol et l’iodixanol, selon une étude présentée dans EJR. « Choisir une alternative issue d’un autre groupe structurel semble être une stratégie efficace pour atténuer la récidive dans des scénarios à haut risque », estiment les auteurs.
25 Juin

16:10

Chez des hommes à haut risque de cancer de la prostate mais dont l'IRM est non suspecte ou équivoque, le PET-CT au [68Ga]Ga-PSMA-11 a permis de détecter les cancers cliniquement significatifs avec une efficacité comparable à celle de la biopsie systématique, indique une étude publiée dans The Lancet Oncology.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR