Paramédical

La responsabilité des manipulateurs en radiologie

La responsabilité de chacun des intervenants en radiologie nécessite un nouvel éclairage sur la question de la responsabilité des manipulateurs, dénommés indifféremment manipulateurs en radiologie ou manipulateurs d’électroradiologie médicale.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 06/04/22 à 15:00, mise à jour le 29/09/23 à 16:58 Lecture 12 min.

Le principe qui prévaut est celui de la responsabilité de l’employeur envers le patient pour toutes les fautes de commission ou d’abstention commises par le manipulateur qui, lui, n’engage aucune responsabilité propre. © Carla Ferrand

Les manipulateurs en radiologie sont des auxiliaires médicaux, régis par les articles L. 4351-1 et suivants et R. 4351-1 et suivants du Code de la santé publique (CSP). Avant 2016, la loi leur imposait d’exercer exclusivement sous la surveillance d’un médecin en mesure de contrôler l’exécution de leurs actes et d’intervenir immédiatement. La loi n°2016-41 de modernisation du système de santé, dite « Loi Touraine » a modifié l’article L. 4351-1, qui dispose dans sa dernière version en vigueur 1 :

« Est considérée comme exerçant la profession de manipulateur d'électroradiologie médicale toute personne, non médecin, qui exécute, sur prescription médicale et sous la responsabilité d'un médecin, des actes professionnels d'électroradiologie médicale.

Le cas échéant, le manipulateur d'électroradiologie médicale intervient sous l'autorité technique d'un physicien médical pour les activités de physique médicale mises en œuvre au cours de la préparation ou de la réalisation des actes expos

Il vous reste 94% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Notes

1. Version en vigueur depuis le 1er juillet 2017.
2. Cass. 1re civ., 13 mars 2001, n° 99-16.093.
3. Cass. 1re civ., 28 mai 1980, n° 79-12.033 : JurisData n° 1980-000160.
4. TGI Nanterre, 1re chambre b, 17 octobre 2003, n° 02/05671.
5. Cass., ass. Plén., 25 févr. 2000, Costedoat.

Auteurs

Céline Roquelle-Meyer

Avocat associé Cabinet Jasper avocats Paris

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

14 Août

14:48

L'adoption des outils d'IA destinés au dépistage du cancer du sein est notable, mais seule une minorité d'utilisateurs de l'IA rapporterait bénéfice clinique significatif (étude).

7:45

Le scanner injecté apporterait une valeur ajoutée diagnostique lors de la reclassification des patientes présentant des tumeurs ovariennes épithéliales classées en O-RADS 4 ou 5, ce qui faciliterait la caractérisation des lésions annexielles et permettrait une planification chirurgicale plus personnalisée (étude).
13 Août

14:36

Le Collège américain de radiologie (ACR) met à jour ses critères de pertinence pour l'imagerie des pneumopathies interstitielles diffuses (PID). Le document définit des guidelines pour l'imagerie initiale en cas de suspicion de PID, pour l'imagerie en cas de détérioration aiguë chez les patients atteints d'une PID confirmée, et pour le suivi de la maladie.

7:31

L'arrêté du 6 août 2026 valide le remboursement du système de thrombolyse in situ dirigée par cathéter et assistée par ultrasons EKOS de la société BOSTON SCIENTIFIC pour le traitement de l'embolie pulmonaire.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR