Amélioration des pratiques

D’où viennent les erreurs de communication en radiologie et comment les éviter ?

Afin de mieux comprendre et limiter les erreurs de communication en radiologie, une session du RSNA 2024 a réuni plusieurs radiologues le 1er décembre 2024. Au programme : caractérisation de ces erreurs souvent sous-estimées, identification des étapes à risque dans la prise en charge, et pistes d'amélioration par l'écriture des comptes rendus.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 20/03/25 à 7:00 Lecture 5 min.

« La plupart des erreurs de communication se produisent entre des personnels de l'équipe de radiologie et des personnels d'autres équipes », détaille la radiologue Bettina Siewert. © Capture d'écran Bettina Siewert | 2024 Radiological Society of North America

Qu'il s'agisse de couacs entre équipes médicales ou de ratés à l'intérieur d'un service de radiologie, les erreurs de communication en imagerie étaient au centre d'une session du congrès annuel de la Société nord-américaine de radiologie (RSNA 2024), le 1er décembre dernier. « En radiologie, il y a un manque général de prise de conscience de l'importance de ces erreurs », entame l'oratrice Bettina Siewert, radiologue, vice-présidente qualité et sécurité du Beth Israel Deaconess Medical Center (BIDMC), à Boston (États-Unis). Pour preuve, la praticienne cite quelques chiffres alarmants : « Dans notre institution, environ 56 % des erreurs archivées dans notre système de gestion des incidents sont dues à des erreurs de communication. » Des chiffres similaires à ceux que relèvent les enquêtes nationales et les études scientifiques.

Un impact majeur sur un quart des patients

L'impact de ces erreurs sur le soin n'est pas négligeable. En radiologie, 23 % des patients concernés souffrent d'un

Il vous reste 85% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Notes

1 Type d’erreur regroupant les incompréhensions, l’absence de contact ou de réponse des individus clés, ou l’absence de communication en boucle fermée.

2 Type d’erreur regroupant la transmission d’informations incomplètes ou imprécises, par exemple l’utilisation de termes vagues polysémiques dans les comptes rendus.

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

    Siewert B, Brook OR, Hochman M, Eisenberg RL (2016) Impact of Communication Errors in Radiology on Patient Care, Customer Satisfaction, and Work-Flow Efficiency. American Journal of Roentgenology 206:573–579. https://doi.org/10.2214/AJR.15.15117.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

26 Juin

17:07

Le dépistage du cancer du poumon par scanner thoracique à faible dose est associé à une morbidité liée à l’examen très faible, indique un article du JACR. Certains facteurs sociodémographiques, notamment le statut marital, l’emploi et la couverture d’assurance, ainsi que l’appartenance à des populations défavorisées, peuvent augmenter la charge du dépistage et diminuer l'adhésion pour les populations cibles (étude).

12:59

Dans une étude évaluant des examens de scanner et TEP-TDM, trois logiciels d’IA commerciaux ont montré des performances comparables pour la détection des nodules pulmonaires cliniquement pertinents, malgré des différences importantes dans le nombre total de détections et de faux positifs.

7:44

Les réactions croisées d'hypersensibilité entre les produits de contraste iodés non ioniques dépendent principalement de la structure de leurs chaînes latérales, avec un risque particulièrement élevé au sein du groupe comprenant l’iohexol, l’iomeprol, l’ioversol et l’iodixanol, selon une étude présentée dans EJR. « Choisir une alternative issue d’un autre groupe structurel semble être une stratégie efficace pour atténuer la récidive dans des scénarios à haut risque », estiment les auteurs.
25 Juin

16:10

Chez des hommes à haut risque de cancer de la prostate mais dont l'IRM est non suspecte ou équivoque, le PET-CT au [68Ga]Ga-PSMA-11 a permis de détecter les cancers cliniquement significatifs avec une efficacité comparable à celle de la biopsie systématique, indique une étude publiée dans The Lancet Oncology.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR