Sécurité informatique

Les étapes de reconstruction après une cyberattaque

Avec leurs stocks de données, les établissements de santé sont des cibles de choix pour les cyberattaques. Si de tels événements bouleversent voire stoppent toujours l’activité, la préparation et l’organisation de la réaction peuvent faciliter et accélérer la reprise des opérations.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 06/03/24 à 7:00, mise à jour le 06/03/24 à 7:23 Lecture 5 min.
En 2020, l’un des hôpitaux du réseau Cleveland Clinic, en Ohio, a été victime d’une attaque au rançongiciel. Cette forme de piratage informatique consiste à bloquer l’accès à des données ou au système jusqu’au paiement d’une rançon. Lors d’une session de congrès 2023 de la Société nord-américaine de radiologie, Po-Hao Chen, responsable de l’informatique au sein du groupe, est revenu sur cette expérience et ses enseignements, qu’il a présentés en 2021 dans la revue Journal of Digital Imaging

Po-Hao Chen et ses confrères du réseau Cleveland Clinic ont identifié quatre phases dans le processus de réaction et de rétablissement consécutif à une cyberattaque. Capture d'écran RSN 2023

En 2020, l’un des hôpitaux du réseau Cleveland Clinic, en Ohio, a été victime d’une attaque au rançongiciel. Cette forme de piratage informatique consiste à bloquer l’accès à des données ou au système jusqu’au paiement d’une rançon. Lors d’une session de congrès 2023 de la Société nord-américaine de radiologie, Po-Hao Chen, responsable de l’informatique au sein du groupe, est revenu sur cette expérience et ses enseignements, qu’il a présentés en 2021 dans la revue Journal of Digital Imaging [1].

Phase 1 : comprendre et protéger

Dans cet article, il identifie quatre phases dans le processus de réaction et de rétablissement consécutif à une cyberattaque. La première est celle des premières heures après l’attaque. « Les priorités sont alors de comprendre ce qui se passe et de protéger les patients », explique Po-Hao Chen. « Parfois, comme dans notre cas, des mesures de défenses se déclenchent et l’établissement est séparé du réseau hospitalier et d’internet. Une cyberattaque peut aussi

Il vous reste 86% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Po-Hao Chen, Robert Bodak, Namita S. Gandhi, « Ransomware Recovery and Imaging Operations: Lessons Learned and Planning Considerations », Journal of Digital Imaging, juin 2021, vol. 34, n° 3. DOI : 10.1007/s10278-021-00466-x.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

25 Sep

16:00

Une revue publiée dans Neuroradiology offre un aperçu global des bénéfices cliniques et des limites opérationnelles de la téléradiologie. Selon les chercheurs, celle-ci améliore l’accès à l’expertise, la rapidité des diagnostics et la continuité des soins. Cependant, son développement reste limité par les problèmes de connectivité, d’interopérabilité, de sécurité des données et de réglementation.

13:00

Dans une revue de la littérature, des chercheurs australiens mettent en évidence des obstacles à l’inclusion des personnes LGBTQ+ en imagerie médicale, notamment les systèmes binaires, le mégenrage et le manque de formation, et souligne la nécessité de développer et d’évaluer des pratiques, des outils et des communications plus inclusifs.

7:45

Un algorithme testé par une équipe de chercheurs danois a démontré une bonne précision pour la détection de fractures d'extrémités en situation d'urgence. Cependant, la valeur prédictive positive inférieure par rapport aux comptes rendus de radiologie et l'apparition de faux positifs soutiennent son utilisation comme aide à la décision plutôt que pour le diagnostic autonome. (Étude)

24 Sep

17:30

Dans une étude présentée dans JACR, les répétitions d'examens IRM cérébrales liées aux mouvements des patients ont généralement permis d'améliorer la qualité de l'image et la fiabilité du diagnostic, tandis que les répétitions des cholangiopancréatographies n'ont apporté qu'un bénéfice limité. « Ces résultats plaident en faveur d'un suivi au niveau des séquences afin d'orienter les stratégies ciblées de réduction des mouvements », concluent les chercheurs.
✕
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR