Financiarisation

« Si on ne régule pas, la radiologie pourrait tomber aux mains de groupes financiers »

Le secteur de l’imagerie semble intéresser de plus en plus les investisseurs financiers, qui cherchent à intégrer le capital des groupes libéraux. Pour Frédéric Bizard, économiste spécialiste des questions de protection sociale et de santé, cette financiarisation pourrait menacer l’indépendance des radiologues.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 07/11/22 à 8:00, mise à jour le 11/09/23 à 13:30 Lecture 2 min.

« La financiarisation, c’est la perte de l'outil de travail pour les radiologues et donc la fin ou bien la restriction de l'exercice libéral dans cette profession », estime Frédéric Bizard, professeur d'économie associé à l'ESCP Europe et à Paris Dauphine notamment. professeur d'économie et fondateur de l’Institut Santé, centre de recherche sur la refondation du système de santé. D. R.

Docteur Imago / Pourquoi les groupes financiers s’intéressent-ils à la radiologie ?

Frédéric Bizard / Dès que des secteurs sont potentiellement lucratifs, des financiers s'y intéressent. Ils considèrent que l’imagerie médicale pourrait être exercée d'une façon beaucoup plus rentable qu’aujourd’hui, en rassemblant tous les cabinets en un grand groupe qui permettrait notamment de mutualiser les fonctions support en laissant uniquement les fonctions purement opérationnelles et médicales entre les mains des radiologues. Ensuite, la santé est un secteur très important qui représente plusieurs milliards d'euros d’activité. Les investisseurs se disent donc que c’est une source de profits importante.

D. I. / Quelles sont les conséquences de la financiarisation pour les radiologues ?

F. B. / Si on ne fait rien et qu’on ne régule pas, je pense que demain, la radiologie libérale sera entre les mains de groupes financiers. La financiarisation, c’est un peu le transfert du capital, en ce qui concerne

Il vous reste 75% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Solenn Duplessy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

26 Juin

17:07

Le dépistage du cancer du poumon par scanner thoracique à faible dose est associé à une morbidité liée à l’examen très faible, indique un article du JACR. Certains facteurs sociodémographiques, notamment le statut marital, l’emploi et la couverture d’assurance, ainsi que l’appartenance à des populations défavorisées, peuvent augmenter la charge du dépistage et diminuer l'adhésion pour les populations cibles (étude).

12:59

Dans une étude évaluant des examens de scanner et TEP-TDM, trois logiciels d’IA commerciaux ont montré des performances comparables pour la détection des nodules pulmonaires cliniquement pertinents, malgré des différences importantes dans le nombre total de détections et de faux positifs.

7:44

Les réactions croisées d'hypersensibilité entre les produits de contraste iodés non ioniques dépendent principalement de la structure de leurs chaînes latérales, avec un risque particulièrement élevé au sein du groupe comprenant l’iohexol, l’iomeprol, l’ioversol et l’iodixanol, selon une étude présentée dans EJR. « Choisir une alternative issue d’un autre groupe structurel semble être une stratégie efficace pour atténuer la récidive dans des scénarios à haut risque », estiment les auteurs.
25 Juin

16:10

Chez des hommes à haut risque de cancer de la prostate mais dont l'IRM est non suspecte ou équivoque, le PET-CT au [68Ga]Ga-PSMA-11 a permis de détecter les cancers cliniquement significatifs avec une efficacité comparable à celle de la biopsie systématique, indique une étude publiée dans The Lancet Oncology.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR