Politiques de santé

De nouveaux arguments pour le dépistage du cancer du poumon

Les résultats de l’étude NELSON donnent de nouvelles raisons aux sociétés savantes d'encourager un dépistage organisé du cancer du poumon. Ils ont été présentés le 12 octobre 2018, lors des JFR.

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Le 15/10/18 à 11:00, mise à jour aujourd'hui à 15:15 Lecture 5 min.

Dans le cadre de l'étude NELSON, le dépistage par scanner est positif dans 2,3 % des cas. « Cela représente une grosse différence avec l’étude NLST, dans laquelle ce taux était de 24 % », explique Gilbert Ferretti. © B. B.

« Le cancer du poumon est un bon candidat au dépistage. » Voici qui annonce la couleur. Gilbert Ferretti, PU-PH et responsable du pôle imagerie du CHU Grenoble Alpes, est intervenu aux JFR le 12 octobre 2018 pour faire le point sur la question. En guise d’introduction, il est revenu sur l’incidence de cette pathologie, estimée à 49 500 nouveaux cas en 2017. « 29 % des adultes de plus de 15 ans sont fumeurs et 90 % des cancers du poumon sont liés au tabagisme. Cela laisse quelques millions de personnes à risque du cancer du poumon dans les prochaines années. »

Des facteurs de risque connus

Pour justifier l’intérêt du dépistage pour ce cancer du poumon, le radiologue s’est d’abord appuyé sur ses facteurs de risques connus, en particulier le tabagisme. Ainsi, stratifier le risque du cancer du poumon et proposer un dépistage systématique à une population ciblée est « possible ». D’autant que les résultats de la clinique sont mauvais : « On continue à découvrir des patients à un stade III ou

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Benjamin Bassereau

Directeur de la rédaction BOM Presse Clichy

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