Financiarisation en imagerie médicale

« Ça reste les médecins qui décident, avec un besoin de soins à couvrir et une éthique »

Joseph El Khoury est managing director chez Natixis Partners, une société dédiée au conseil en fusion-acquisition. Il a participé à la mise en œuvre de contrats financiers entre des investisseurs privés et des groupes de santé. Pour Docteur Imago, il analyse les évolutions de la financiarisation en radiologie.

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Le 07/11/24 à 15:00 Lecture 5 min.

« Une financiarisation à l’extrême peut impacter la qualité des soins à long terme, en raison notamment des difficultés à recruter de jeunes médecins et à maintenir l'activité à un niveau élevé », analyse Joseph El Khoury. D. R.

Docteur Imago / Comment expliquez-vous l'éclosion de la financiarisation en radiologie ? Joseph El Khoury / On peut regarder la radiologie maintenant comme on regardait les laboratoires d'analyse médicale il y a 25 ans. La tarification de la sécurité sociale a commencé à baisser, obligeant les labos à baisser leurs coûts pour rester performants. Donc ils se sont mis à plusieurs pour acheter des équipements et des réactifs, et ils ont centralisé les analyses sur des plateformes. C'était la première étape pour maintenir leur marge. La deuxième étape s'est déclenchée grâce à un montage où les droits de vote ont été séparés des droits économiques, permettant à des non-biologistes d'investir dans un laboratoire en ayant 0 % des droits de vote. Ainsi, les droits de vote restent entre les mains des biologistes. En radiologie, c’est un peu différent car la logique de plateformes n'était pas évidente à mettre en place. Les premières synergies étaient sur les logiciels de prise de rendez-vou

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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Discussion

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  1. Philippe CoquelMr El Khoury connait bien le sujet ou au moins sa partie parisienne puisque Natixis Partners a conseillé Antin Infrastructure Partners, pour convaincre les radiologues d 'Excellence imagerie emmenés par Alain Dana et Patrick Toubiana d'un deal à 650 millions d 'euros. Est ce Natixis Partners qui a conseillé à Antin de se retirer de l'offre début juillet, évènement beaucoup moins médiatisé que l'acceptation en janvier ?. Quant à l'absence de sélection des examens, un très interessant article a été publié hier dans le journal réunionnais Le quotidien. La situation sur l'ile de la réunion devient un experimentation grandeur nature d'une financiarisation galopante.
    Il y a 2 ans

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