Thomas Martinelli

« Le radio bashing permanent n’aide pas à recruter »

Entre pénurie de praticiens, « radio bashing » persistant et attractivité en berne, la radiologie hospitalière peine à séduire les jeunes médecins. La surcharge de travail, la permanence des soins et une rémunération jugée insuffisante fragilisent un peu plus l’hôpital public, comme le souligne Thomas Martinelli, président du Syndicat des radiologues hospitaliers (SRH).

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Le 13/11/25 à 7:00, mise à jour le 11/12/25 à 12:13 Lecture 6 min.

« On forme environ 250 internes en radiologie par an, et ce nombre n’a pas été augmenté, alors que toute la profession le demande depuis des années. » © François Mallordy

Docteur Imago / En 2017, la vacance statutaire en imagerie à l’hôpital atteignait 40 %. Où en est-on aujourd’hui ?

Thomas Martinelli / A priori, la situation s’est aggravée. Il est difficile d’avoir des chiffres précis, d’autant plus qu’il y a une grosse inconnue : les postes non publiés. Les services publient un certain nombre de postes vacants, mais compte tenu du taux d’occupation qui est de 50 %, de nombreux postes ne sont même pas affichés. Des services qui nécessiteraient dix praticiens pour fonctionner tournent avec trois et ne publient qu’un ou deux postes alors que le besoin réel est de dix.

D. I. / La radiologie n'est plus parmi les spécialités les plus demandées, comment vous l'expliquez ?

T. M. / D’abord, il y a une forme de « radio bashing », liée à l’idée selon laquelle les radiologues seraient voués à disparaître à cause de l’intelligence artificielle. Ensuite, la spécialité est devenue assez lourde à pratiquer au quotidien, notamment à cause de la permanence des soins, trè

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Auteurs

Marjolaine Margue

Journaliste spécialisée BOM Presse

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