Santé publique

Les Français les plus pauvres sont plus touchés par des formes graves de cancer

Les 10 % de Français les plus pauvres ont 1,7 fois plus de chance de développer un cancer au pronostic défavorable que les 10 % les plus riches, selon une étude de la DREES. L'âge médian au moment du diagnostic est également plus bas chez les plus modestes.

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Aujourd'hui à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 8:43 Lecture 3 min.

Les 10 % de la population les plus modestes on 2,2 fois plus de chance de développer un cancer du poumon que le 10 % les plus aisés (photo d'illustration). © Solenn Duplessy

Les personnes les plus modestes ont plus de chance de développer certains cancers, qui seront par ailleurs dépistés plus tardivement et à un stade plus avancé, selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DRESS) du ministère de la Santé. Si cette conclusion peut malheureusement sembler intuitive, elle n’avait jusqu’alors jamais été établie de manière formelle et détaillée. Pour mieux comprendre les liaisons entretenues entre niveau de vie et incidence de cette maladie en France, le service statistique ministériel de la santé et du social a croisé les données de l’Assurance maladie croisées et celles de l’échantillon démographique de l’INSEE sur la période 2013-2020. Les résultats concernent les cancers les plus fréquemment diagnostiqués : le cancer du poumon, le cancer sur sein, le cancer colorectal et le cancer de la prostate.

Les moins aisés sont plus touchés aux poumons

Les 10 % de la population les plus modestes on 2,2 fois plus de

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Auteurs

Inès Bourdon

Journaliste spécialisée

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