Un problème clinique fréquent
Les anévrismes intracrâniens — dilatations anormales de la paroi des artères cérébrales — sont la première cause d'hémorragie sous-arachnoïdienne non traumatique [1]. Cette dernière restant grevée d'une mortalité élevée, la détection précoce et la maîtrise des facteurs favorisant la formation d'un anévrisme non rompu constituent une stratégie rationnelle. Une revue systématique de 68 études de prévalence, couvrant 83 populations et 94 912 patients de 21 pays, situe la prévalence globale à environ 3,2 % chez des sujets sans comorbidité, d'âge moyen 50 ans [2]. Cette prévalence est plus élevée chez les femmes, chez les sujets de 30 ans ou plus (pic dans la sixième décennie) et en cas d'antécédent familial d'anévrisme, d'hémorragie sous-arachnoïdienne, d'hypertension ou de polykystose rénale autosomique dominante [2].
Les anévrismes sacculaires représentent environ 90 % des lésions et se forment typiquement aux bifurcations artérielles : artère carotide interne

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