Analyse

Les organisations et autorité de santé à la rescousse du dépistage organisé

Le dépistage organisé du cancer du sein est depuis quelques années au cœur d’une controverse, alimentée par des études qui mettent en doute son efficacité. Dans le camp des défenseurs, la HAS en France et l’OMS dans le Monde, publient des données qui plaident en sa faveur.

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Le 05/04/18 à 7:00, mise à jour hier à 15:16 Lecture 2 min.

Selon les conclusions du CIRC en 2015, la réduction de la mortalité par cancer du sein observée chez les femmes de 50 à 69 ans « l'emporte sur les effets de surdiagnostic et d'autres effets indésirables ». © C. F.

Le dépistage organisé du cancer du sein est-il utile ou dangereux ? Quand ses contempteurs dénoncent les faux positifs, les surdiagnostics et invoquent les risques de cancers radio-induits, ses soutiens évoquent ses effets sur la baisse de la mortalité. Dans leur combat, ils peuvent s’appuyer sur les données produites par les autorités et organisations de santé.

Une sensibilité et une spécificité « élevées »

En France, la Haute Autorité de Santé a ainsi répertorié et diffusé les principales données sur le dépistage. Ce dernier fait preuve, indique-t-elle, d’une sensibilité et d’une spécificité « élevées ». Les cancers identifiés sont « majoritairement de petite taille (53 % des cancers identifiés) ou des carcinomes in situ (17 %) ». Les évaluations des effets des programmes de dépistage organisé sur la réduction de la mortalité oscillent « entre 3 % et 35 % selon les études et les pays », indique la HAS. Les surdiagnostics, de leur côté, sont estimés à 6,5 % du total des cancers diagnost

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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