Analyse

Les organisations et autorité de santé à la rescousse du dépistage organisé

Le dépistage organisé du cancer du sein est depuis quelques années au cœur d’une controverse, alimentée par des études qui mettent en doute son efficacité. Dans le camp des défenseurs, la HAS en France et l’OMS dans le Monde, publient des données qui plaident en sa faveur.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 05/04/18 à 7:00, mise à jour hier à 15:22 Lecture 2 min.

Selon les conclusions du CIRC en 2015, la réduction de la mortalité par cancer du sein observée chez les femmes de 50 à 69 ans « l'emporte sur les effets de surdiagnostic et d'autres effets indésirables ». © C. F.

Le dépistage organisé du cancer du sein est-il utile ou dangereux ? Quand ses contempteurs dénoncent les faux positifs, les surdiagnostics et invoquent les risques de cancers radio-induits, ses soutiens évoquent ses effets sur la baisse de la mortalité. Dans leur combat, ils peuvent s’appuyer sur les données produites par les autorités et organisations de santé.

Une sensibilité et une spécificité « élevées »

En France, la Haute Autorité de Santé a ainsi répertorié et diffusé les principales données sur le dépistage. Ce dernier fait preuve, indique-t-elle, d’une sensibilité et d’une spécificité « élevées ». Les cancers identifiés sont « majoritairement de petite taille (53 % des cancers identifiés) ou des carcinomes in situ (17 %) ». Les évaluations des effets des programmes de dépistage organisé sur la réduction de la mortalité oscillent « entre 3 % et 35 % selon les études et les pays », indique la HAS. Les surdiagnostics, de leur côté, sont estimés à 6,5 % du total des cancers diagnost

Il vous reste 71% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

03 Juil

17:52

Le gouvernement a confirmé l'installation d'un TEP Scan en Corse, confronté à une pénurie de professionnels de santé dans plusieurs territoires de l'île. Jean-Jacques Panunzi, le sénateur de Corse-du-Sud a ainsi rappelé le 11 juin dernier que l'accès aux soins et aux infrastructures médicales demeure « l'une des préoccupations centrales des Corses », informe le média Corse Net Infos.

7:56

La plupart des patients estiment qu’ils devraient savoir si l’IA est utilisée pour générer leurs rapports d’imagerie médicale, selon une enquête publiée dans Radiology.
02 Juil

16:36

Une étude publié dans Nature présente AR-VIU, une plateforme de réalité augmentée qui affiche en temps réel des échographies 3D volumétriques, facilitant la perception de l’anatomie et l’interprétation des images. Les résultats montrent qu’elle améliore significativement la précision des utilisateurs, réduit les écarts de performance entre novices et experts, et accélère l’apprentissage de l’échographie.

7:28

Selon une étude, 8 % des femmes sans antécédent cardiovasculaire majeur présentent des calcifications artérielles mammaires (BAC) au dépistage mammographique. Leur signalement pourrait constituer une opportunité de dépistage précoce du risque cardiovasculaire et orienter vers une évaluation préventive.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR