Pratiques professionnelles

Comment faire adhérer les patients au dépistage du cancer du poumon ?

Une étude parue dans Journal of the American College of Radiology analyse les facteurs de non-adhésion au dépistage du cancer du poumon et explore des pistes d’actions concrètes pour inverser la tendance. Pour les chercheurs, des interventions ciblées pourraient améliorer l’adhésion sans alourdir excessivement la charge de travail.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 13/01/26 à 7:00 Lecture 2 min.

L’étude met en avant plusieurs leviers d’amélioration, comme des systèmes de rappel personnalisé, une meilleure coordination avec les soins primaires, des messages éducatifs adaptés au profil du patient ou l'intégration d’outils d’aide à la décision basés sur des modèles prédictifs. D. R.

Plusieurs pays, dont les États-Unis, ont mis en place un programme de dépistage du cancer du poumon pour les patients à haut risque, notamment les fumeurs ou ex-fumeurs. Les essais randomisés ont montré qu’un suivi annuel par scanner thoracique à faible dose permet de détecter la maladie à un stade plus précoce et d’en réduire la mortalité. Pourtant, un élement reste encore fragile : l'adhésion des patients année après année. C’est sur ce point que des chercheurs ont publié une étude dans le Journal of the American College of Radiology [1] en 2025. Ils se sont intéressés non pas à la performance technique, mais au comportement des patients après un premier examen de dépistage. « La non-adhésion représente l’un des principaux points faibles des programmes actuels de dépistage du cancer du poumon », soulignent-ils.

Comprendre qui décroche du dépistage

Pour cette étude, les auteurs se sont basés sur des données issues de programmes de dépistage réels. Ils ont ensuite cherché à identifier le

Il vous reste 68% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Marjolaine Margue

Journaliste spécialisée BOM Presse

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Lin Y, Ding R, Moghanaki D, et al (2025) Opportunities for Predicting Lung Cancer Screening Nonadherence: A Systematic Review and Meta-Analysis. Journal of the American College of Radiology 22:1483–1499. https://doi.org/10.1016/j.jacr.2025.08.053.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

30 Avr

7:16

Une étude de l'AIEA sur 101 pays démontre que les doses administrées pour l'imagerie des maladies coronariennes varient fortement entre les modalités et entre les zones géographiques. Les patients des pays à faibles et moyens revenus sont les plus affectés.
29 Avr

15:48

Le scanner a joué un rôle central à la fois dans le diagnostic d’un fécalome et dans le suivi de la réponse d’un patient à un lavement au Coca-Cola classique pour le dissoudre, selon une étude de cas publiée dans Cureus.

11:16

Les masses cutanées et sous-cutanées chez l’enfant sont fréquentes et généralement bénignes et l’échographie joue un rôle clé pour en préciser les caractéristiques (morphologie, profondeur, composition et vascularisation). Elle permet de mieux différencier ces lésions malgré des aspects parfois similaires, facilitant ainsi le diagnostic et la prise en charge. (Étude).

7:19

L’hémorragie intracérébrale est une forme grave d’AVC, où la mesure précise de l’œdème périhématomique est essentielle mais limitée avec le scanner conventionnelle. Une étude montre que les images à densité électronique issues du scanner spectral améliorent nettement la délimitation de l’œdème et l’accord entre observateurs, suggérant un intérêt clinique malgré la nécessité de validations supplémentaires.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR