IRM

Le CEA attend le plus puissant aimant du monde à Saclay

Le centre Neurospin du Commissariat à l’imagerie atomique (CEA), à Saclay, accueillera fin mai un aimant IRM de 130 tonnes et d’une puissance de 11,7 T. Il sera utilisé pour explorer les profondeurs du cerveau humain.

Le 10/05/17 à 11:00, mise à jour hier à 15:20 Lecture 1 min.

L'aimant est parti de Belfort le 4 mai et doit être livré à la fin du mois. © CEA

Ce sera la mère de toutes les IRM. Le site du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Saclay, dans l’Essonne, attend la livraison du plus gros et plus puissant aimant conçu pour un appareil d’imagerie à résonance magnétique. Avec ses 130 tonnes, ses 5 mètres de diamètre et sa bobine capable de supporter un courant de 1 500 ampères, il pourra de générer un champ magnétique de 11,7 teslas.

Des images du cerveau « 100 fois plus précises »

Le colosse équipera le centre Neurospin, unité de recherche en neuro-imagerie du CEA. Sa puissance ouvrira de nouvelles perspectives pour l’observation du cerveau. Selon un communiqué de presse, il fournira des images « 100 fois plus précises qu’avec les imageurs actuels […] dont le champ magnétique est de 1,5 T ou 3 T ». Les chercheurs pourront ainsi étudier le cerveau et ses pathologies « à une échelle plus représentative des phénomènes, cellulaires et moléculaires, qui l’animent », poursuit le CEA.

Des avancées dans l’étude des maladies neurodégénératives et psychiatriques

Le Commissariat à l’énergie atomique promet des avancées dans le domaine des maladies neurodégénératives, qui pourront être diagnostiquées plut tôt. L’IRM à très haut champ permettra aussi de mieux voir les structures impliquées dans les fonctions cognitives. Cette précision ouvrira la voie à une meilleure compréhension des dysfonctionnements entraînant notamment des maladies psychiatriques.

Un transport par la voie des eaux

L’engin, assemblé à Belfort (90), a quitté son atelier le 4 mai. Il gagnera Strasbourg par la route puis empruntera la voie des eaux pour limiter les vibrations. Il naviguera ainsi sur le Rhin jusqu’à Rotterdam, aux Pays-Bas. Un navire puis une péniche le transporteront ensuite par mer et sur la Seine jusqu’à Corbeil-Essonne, d’où il reprendra la route jusqu’à Saclay.

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

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