SIFEM 2022

L’IA cherche sa vocation en sénologie

Au congrès 2022 de la Société d'imagerie de la femme (SIFEM), le radiologue Bruno Boyer est revenu sur les attentes autour de l'IA en mammographie. La technologie semble bénéfique pour réduire le temps de lecture et évaluer le risque de cancer, mais son rôle et sa place restent à déterminer.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 16/08/22 à 7:00, mise à jour le 29/10/26 à 14:09 Lecture 5 min.

« Pourquoi aider le radiologue ? Parce que notre pratique est difficile. En contexte de dépistage, nous interprétons 96 % de mammographies normales, ce qui apporte une difficulté », rappelle Bruno Boyer. C. F.

Le vendredi 10 juin 2022, une session de la SIFEM sur l’imagerie sénologique fut l’occasion pour le radiologue parisien Bruno Boyer de faire l’inventaire des succès et des échecs de l’IA en mammographie.

« Pourquoi aider le radiologue ? »

Sur l’évolution technologique de l’IA, le radiologue distingue trois étapes de développement : les logiciels CAD (computer-aided detection), le deep learning et l’application à la tomosynthèse. À l’origine, les solutions d’IA ont été conçues pour assister ou aider les radiologues. « Pourquoi aider le radiologue ? Parce que notre pratique est difficile. En contexte de dépistage, nous interprétons 96 % de mammographies normales, ce qui apporte une difficulté, rappelle-t-il. De plus, la mammographie a une faible spécificité, donc cela nous expose à deux types d’erreur : l’erreur de détection, que le CAD va chercher à limiter, et l’erreur d’interprétation, pour laquelle le CAD est mal armé à répondre. »

Des CAD contre les plaintes

Le rôle du CAD est d’attirer

Il vous reste 86% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

06 Nov

15:30

13:00

Un cadre d'ensemble intégrant l'évaluation volumétrique des unités Housfield, des caractéristiques radiomiques et des réseaux de neurones convolutifs a montré des performances « prometteuses » pour estimer la densité minérale osseuse des vertèbres sur des images scanner de la jonction thoracolombaire (étude).

12:26

Une étude italienne basée sur l'analyse de près de 3000 évaluations montre que les patientes préféreraient les comptes rendus d'examens d'imagerie mammaire simplifiés par l'IA, plutôt que simplifiés manuellement par les radiologues.
05 Nov

15:30

L'hydrocéphalie spatiale sous-arachnoïdienne (DESH) incomplète serait plus fréquente que la DESH complète chez les sujets âgés. La diminution des espaces sous-arachnoïdiens de la convexité (THC) serait associée à un risque accru de déclin cognitif à 5 ou 7 ans. (étude)
✕
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR