Imagerie oncologique

L’IRM corps entier surpasse le standard pour la stadification de certains cancers

Deux études britanniques mettent en lumière les avantages de l'IRM corps entier pour la stadification du cancer du poumon non à petites cellules et du cancer colorectal. La modalité serait aussi précise que les méthodes standard, mais aussi plus rapide et plus économique.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 11/07/19 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:15 Lecture 2 min.

L'IRM corps entier serait une alternative intéressante à la stadification multimodalité du cancer du poumon et du cancer colorectal (photo d'ilustration). © Benjamin Bassereau

Deux essais décrits au mois de mai 2019 dans The Lancet et dirigées par Stuart Taylor, professeur de radiologie à l’University College de Londres, concluent que l’IRM corps entier fait aussi bien, voire mieux que les techniques standard pour la stadification de certains cancers.

Une stadification complexe

L’essai Streamline L a évalué l’efficacité de cette modalité pour la stadification du cancer du poumon non à petites cellules par rapport aux méthodes standard [1]. « Les processus de stadification sont complexes et font appel à des modalités d'imagerie comme le scanner, la TEP-TDM et l'IRM, indiquent les auteurs. En Angleterre, le National Institute for Health and Care Excellence (NICE) a établi des lignes directrices qui exigent de multiples examens d'imagerie pour la stadification et la prise de décision thérapeutique. »

Sensibilité et spécificité équivalentes pour le cancer du poumon non à petites cellules

Stuart Taylor et ses confrères ont conduit leur essai de manière prospective da

Il vous reste 73% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Taylor S. A., Mallet S., Ball S., « Diagnostic accuracy of whole-body MRI versus standard imaging pathways for metastatic disease in newly diagnosed non-small-cell lung cancer : the prospective Streamline L trial », The Lancet Respiratory Medicine, 1er juin 2019, vol. 7, n° 6, p. 523-532. DOI : 10.1016/S2213-2600(19)30090-6.
  2. Taylor S. A., Mallet S., Beare S. et coll., « Diagnostic accuracy of whole-body MRI versus standard imaging pathways for metastatic disease in newly diagnosed colorectal cancer : the prospective Streamline C trial », The Lancet Gastroenterology & Hepatology, 1er juillet 2019, vol. 4, n° 7, p. 529-537. DOI : 10.1016/S2468-1253(19)30056-1.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

11 Sep

17:00

Une étude prospective chez 22 patients atteints de tumeurs neuro-endocrines métastatiques montre que le ¹⁷⁷Lu-LNC1010 présente un profil de tolérance favorable, sans toxicité rénale ou hépatique sévère. Le traitement a obtenu un taux de réponse objective de 44,4 %, et un contrôle de la maladie de 94,4 %.

15:00

Après une embolisation des artères prostatiques (PAE), le taux cumulé de ré-intervention atteint 25,8 % à 5 ans, la résection transurétrale de la prostate étant la procédure de rattrapage la plus fréquente, selon une étude. Ces résultats confirment une durabilité à moyen terme satisfaisante de la PAE.

13:30

Une étude démontre que le score O-RADS IRM présente une excellente performance diagnostique pour différencier les masses annexielles bénignes et malignes. L’intégration de la courbe d’intensité semi-quantitative (SIC) améliore surtout la spécificité et la valeur prédictive positive, tout en réduisant les interventions chirurgicales inutiles.
10 Sep

17:23

L’embolisation des artères utérines (EAU) offre une amélioration durable des symptômes chez environ 75 % des patientes. À 10 ans, près d’une patiente sur cinq nécessite une nouvelle intervention, avec un risque plus élevé chez les femmes plus jeunes. (Etude).
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR