SFNR 2022

L’IRM de repos fait la lumière sur les troubles bipolaires

Lors du congrès 2022 de la Société française de neuroradiologie (SFNR), une présentation a décrit l'apport de l'IRM fonctionnelle de repos dans l'étude de la connectivité des sous-noyaux de l'amygdale chez des patients atteints de troubles bipolaires.

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Le 23/05/22 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 14:10 Lecture 3 min.

« Les sous-noyaux de l’amygdale ont chacun un profil de connectivité spécifique, et ce profil de connectivité serait corrélé aux différents états d’humeur », indique le neuroradiologue Sidney Krystal. © C. F.

Quel est l’apport de l’IRM fonctionnelle de repos dans la compréhension des troubles bipolaires ? Cette question fut soulevée lors de la session « Neuroradiologie et Psychiatrie » du congrès 2022 de la Société française de neuroradiologie (SFNR). Sidney Krystal, neuroradiologue au sein de la fondation Rothschild (Paris), a présenté ses travaux de recherche dans ce domaine.

Un diagnostic délicat

« Le trouble bipolaire est une maladie fréquente puisqu’elle concerne 2 % de la population en France, soit 1,6 millions de personnes, rappelle Sidney Krystal. 15 % des patients décèdent par suicide. Le trouble bipolaire est la sixième maladie responsable de handicap. » La maladie touche les personnes jeunes. Dans la majorité des cas, le diagnostic est posé avant l’âge de 20 ans. « Le diagnostic est difficile, poursuit Sidney Krystal. C’est un diagnostic clinique, subjectif, qui repose sur une succession d’épisodes dépressifs et maniaques ou d’hypomanie. D’autres troubles y sont associés, notamment

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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