Les urgences aortiques figurent parmi les situations médicales qui constituent un enjeu vital pour les patients, informe Marine Gaudry, chirurgienne vasculaire à l'hôpital de la Timone, AP-HM, lors d’une session scientifique au congrès JFR Urgences, à Marseille le 26 mars 2026.
Des pathologies à très haut risque
Les dissections aortiques se distinguent en deux catégories. Les dissections de type A, qui touchent l’aorte ascendante, présentent une mortalité immédiate extrêmement élevée, tandis que les dissections de type B, qui concernent l’aorte descendante, longtemps considérées comme moins graves, affichent pourtant une mortalité intrahospitalière d’environ 12 %, « parmi les formes qui se compliquent, qui représentent un tiers des patients, on atteint des niveaux de mortalité comparables aux dissections de type A », explique Marine Gaudry. À cela s’ajoutent les anévrismes aortiques, dont le risque de rupture expose à une mortalité de l'ordre de 80 %. Le pronostic de toutes ces pathologi

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