Intelligence artificielle

Un modèle de deep learning prédit le risque de cancer du sein à 5 ans

Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont mis au point un algorithme d’évaluation du risque de cancer du sein basé sur l’apprentissage profond. Capable de prédire le risque à cinq ans, il serait plus précis que le modèle Tyrer-Cuzick aujourd’hui utilisé.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 05/07/19 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:15 Lecture 1 min.

Le modèle mis au point par l'équipe américaine a été capable d'identifier une femme à haut risque de cancer du sein quatre ans avant qu'il ne se développe (photo). ©MIT/CSAIL

Leur création serait plus efficace que les standards en vigueur. Des chercheurs du laboratoire d'informatique et d'intelligence artificielle du MIT (CSAIL) et du Massachusetts General Hospital (MGH) ont développé et testé un modèle d’apprentissage profond (deep learning) capable de prédire le risque de cancer du sein à 5 ans. Ils ont décrit leurs travaux en mai 2019 dans Radiology [1].

Trois modèles testés

Pour ce faire, ils ont exploité une base de 88 994 mammographies de dépistage réalisées sur 39 571 femmes entre janvier 2009 et décembre 2012. En utilisant l'information sur les facteurs de risque provenant des questionnaires des patientes et de l'examen des dossiers médicaux électroniques, ils ont élaboré trois modèles d’évaluation du risque de cancer du sein sur cinq ans. « Le premier utilise les facteurs de risque traditionnels ; le deuxième repose sur l’apprentissage profond et se base uniquement sur les mammographies. Le troisième est un modèle de deep learning hybride, basé à la

Il vous reste 57% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Yala A., Lehman C., Schuster T. et coll., « A Deep Learning Mammography-based Model for Improved Breast Cancer Risk Prediction », Radiology, 7 mai 2019, vol. 292, n° 1. DOI : 10.1148/radiol.2019182716.
  2. Tyrer J., Duffy S.W., Cuzick J. et coll., « A breast cancer prediction model incorporating familial and personal risk factors », Statistics in Medicine, 15 avril 2004, vol. 23, n° 7, p. 1111-1130. DOI : 10.1002/sim.1668.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

30 Juin

15:48

Les récepteurs de la somatostatine (SSRT) pourraient être une cible prometteurs chez une petite proportion de patientes atteintes d'un cancer avancé du sein ER positif, conclut une étude qui a évalué un radiopharmaceutique agoniste ([68Ga]Ga-DOTATOC) et un antagoniste ([68Ga]Ga-SSO120) de ces récepteurs.

12:48

Intégrer l'IRM cardiaque dans le modèle PREVENT de calcul des risques d'événements cardiovasculaires permet d'améliorer la prédiction de ces risques et met en lumière des différences hommes/femmes, conclut une étude publiée dans Radiology.

7:48

Les modifications visuelles et quantitatives apparaissant sur un examen de TEP au [18F]FDG d'étape réalisé après le troisième cycle d'une thérapie au [177Lu]Lu-PSMA sont associées à la survie sans progression chez des patients atteints de cancer de la prostate métastatique résistant à la castration. Étude.
29 Juin

15:48

La superbe imagerie microvasculaire (superb microvascular imaging), nouvelle technique d'échographie doppler, s'est montrée prometteuse pour évaluer la complétude et les résultats cliniques d'une ablation par micro-ondes chez des patients atteints d'une hyperparathyroïdie primaire, dans une étude prospective décrite dans European Journal of Radiology.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR