Évaluation de l'IA

Un nouveau cadre d’évaluation proposé pour juger de la valeur ajoutée d’une IA en radiologie

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 11/03/24 à 15:00, mise à jour le 11/03/24 à 15:03

Basé sur une évaluation en sept niveaux, le nouveau cadre d'évaluation RADAR s'inspire du modèle hiérarchique de Fryback et Thornsbury d'évaluation de l'efficacité des examens d'imagerie diagnostique. © Boverhof et al, Insights into Imaging | CC BY 4.0 DEED

À l'heure de la démocratisation de l'intelligence artificielle (IA) en médecine, l'évaluation de la valeur ajoutée apportée à la radiologie par ces logiciels paraît critique pour permettre leur adoption locale en clinique par les praticiens. Dans cette optique, une équipe de sept médecins néerlandais et anglais, dont trois radiologues, a publié le 5 février 2024 une déclaration décrivant un nouveau cadre d'évaluation de l'IA intitulé Radiology AI deployment and assessment rubric (RADAR) [1].

Cinq niveaux d'évaluation clinique, et deux niveaux « au-delà »

Basé sur une évaluation en sept niveaux, le nouveau cadre d'évaluation RADAR s'inspire du modèle hiérarchique de Fryback et Thornsbury d'évaluation de l'efficacité des examens d'imagerie diagnostique [2]. Le système RADAR est organisé en sept niveaux : cinq pour l'évaluation de la valeur clinique de l'IA, et deux pour l'évaluation « au-delà de la valeur clinique » – c'est-à-dire l'évaluation socio-économique de l'IA et l'évaluation d

Il vous reste 50% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Boverhof B.-J., Redekop W. K., Bos D. et al, « Radiology AI Deployment and Assessment Rubric (RADAR) to bring value-based AI into radiological practice », Insights into Imaging, 5 février 2024. DOI : 10.1186/s13244-023-01599-z.
  2. Fryback D. G., Thornbury J. R., « The Efficacy of Diagnostic Imaging », Medical Decision Making, juin 1991. DOI : 10.1177/0272989X9101100203.
  3. Guenoun D., Zins M., Champsaur P. et al, « French community grid for the evaluation of radiological artificial intelligence solutions (DRIM France Artificial Intelligence Initiative) », Diagnostic and Interventional Imaging, 23 septembre 2023. DOI : 10.1016/j.diii.2023.09.002.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

07 Août

16:00

Pour la détection du cancer du sein, les performances diagnostiques des protocoles d'IRM abrégée par rapport à l'IRM standard varient selon le protocole et le contexte clinique. La technique FAST conserve une sensibilité élevée, tandis que la combinaison FAST + ultrafast + T2W offre une spécificité supérieure dans un contexte diagnostique (étude).

14:30

72 % des patientes préfèreraient l'angiomammographie à l'IRM mammaire lorsque les performances diagnostiques sont comparables. Cette préférence est liée à une sensation de claustrophobie moindre, à une durée d'examen plus courte et à un niveau d'anxiété plus faible (étude).

7:10

La Société nord-américaine de radiologie (RSNA) annonce le lancement de son challenge IA pour l'imagerie du genou. Les modèles développés seront évalués sur leur capacité à détecter et à classer avec précision les anomalies du genou visibles à l'IRM. Les gagnants seront annoncés au prochain congrès de la RSNA qui se tiendra du 29 novembre au 3 décembre.
06 Août

16:00

L'arrêté du 4 août 2026 fixant le nombre d'étudiants de troisième cycle des études de médecine susceptibles d'être affectés, par spécialité et par subdivision territoriale au titre de l'année universitaire 2026-2027 a été publié au Journal Officiel. Pour la radiologie, le nombre d'internes est fixé à 266, et pour la médecine nucléaire à 44.

13:44

Des grands modèles de langage (LLM) seraient capables de générer, à partir des notes cliniques, des indications pertinentes en radiologie qui seraient plus complètes et plus factuelles que les indications émises par des cliniciens (étude).
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR