Examen personnalisé

Un protocole d’angioscanner très basse dose pour la maladie artérielle périphérique

Selon une étude prospective, prendre en compte l'indice de masse corporelle des patients ferait baisser de manière significative la dose d'un angioscanner pour le diagnostic de la maladie artérielle périphérique.

Le 26/07/17 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 14:29 Lecture 1 min.

Une équipe de l’université médicale de Vienne (Autriche) a évalué avec succès un protocole d’angioscanner à très basse dose pour le diagnostic de la maladie coronarienne. Il adapte les paramètres de l’examen en fonction de l’indice de masse corporelle du patient et réalise une reconstruction itérative, tout en conservant une bonne qualité d’image et une précision diagnostique. Les résultats de cette étude prospective sont parus dans la revue European Journal of Radiology [1].

Les mAs personnalisés en fonction de l’indice de masse corporelle

Les chercheurs ont réuni 40 patients atteints de la maladie artérielle périphérique. Ces derniers ont passé un angioscanner à double énergie à un kilovoltage du tube de 80 kV. Les mAs étaient personnalisés en fonction de l’indice de masse corporelle (IMC) des patients. Ceux dont l’IMC était inférieur ou égal à 25 ont passé un examen à 120 mAs. Ceux dont l’IMC était compris entre 25 et 30 ont passé un examen à 150 mAs. Après application d’une reconstruction itérative, deux lecteurs indépendants ont évalué la présence significative de sténoses. Puis ils ont comparé leurs résultats  à l’examen basse dose standard. L’indice de dose scanographique volumique (CTDI vol) et le produit dose-longueur ont été mesurés pour chaque examen.

Une précision diagnostique de 93 à 94 %

Le nouveau protocole a présenté une précision diagnostique de 93 à 94 % selon le lecteur. Le CTDIvol a connu une baisse significative : il était de 1,97 mGy (+/- 0,55 mGy) dans le nouveau protocole, contre 4,18 mGy (+/- 0,62 mGy) dans le protocole standard. Le produit dose-longueur a baissé lui aussi. Il était de 256 mGy.cm (+/- 81 mGy.cm) pour le nouveau protocole, contre 544 mGy.cm (+/- 83 mGy.cm) pour le protocole standard.

Auteurs

Avatar photo

Benjamin Bassereau

Directeur de la rédaction BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Schreiner M. M., Platzgummer A. et coll., « A BMI-adjusted ultra-low-dose CT angiography protocol for the peripheral arteries—Image quality, diagnostic accuracy and radiation exposure », European Journal of Radiology, août 2017, vol. 93, p. 149-156. DOI : http://dx.doi.org/10.1016/j.ejrad.2017.06.002.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

09 Jan

16:11

Une étude publiée dans BMC Urology a évalué la capacité de plusieurs grands modèles de langage à classer des comptes rendus d’IRM de la prostate selon le système PI-RADS v2.1. Le modèle GPT-o1 montre la meilleure concordance avec les radiologues, mais tous les modèles présentent des limites pour les lésions PI-RADS 3.

13:08

Chez les patients atteints d'occlusion aiguë des grands vaisseaux (LVO) de l’ACM et de sténose de l’artère intracrânienne sous-jacente traitée par stent de secours, l’administration préalable d’une thrombolyse intraveineuse n’est pas associée à une augmentation du risque d’hémorragie intracrânienne symptomatique ni de la mortalité à 90 jours (étude).

7:30

Un modèle de classification ternaire radiologique a obtenu des performances diagnostiques « excellentes » pour différencier les lésions pulmonaires sur des images de scanner, selon des résultats publiés dans Radiology.
08 Jan

15:17

Des chercheurs ont introduit un nouveau marqueur tumoral IRM appelé « signe sombre-clair-obscur » et suggèrent qu’il peut aider à prédire la métastase des ganglions lymphatiques chez les patients atteints d’un cancer rectal, selon une étude publiée dans Radiology.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR