Controverse

Une étude relance le débat sur le dépistage du cancer du sein

En analysant les données hollandaises, des chercheurs concluent que le dépistage organisé aurait « un effet marginal sur la mortalité par cancer du sein ». « Faux », répond le radiologue américain Daniel Kopans, qui estime qu’ils ont mal interprété leurs résultats.

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Le 16/01/18 à 16:00, mise à jour hier à 15:20 Lecture 2 min.

Le programme de dépistage du cancer du sein suscite la controverse suite à une étude parue dans le BMJ (photo d'illustration). © Isabelle Raynaud

Leurs conclusions remettent en cause les effets positifs du dépistage organisé du cancer du sein. En analysant les données issues du programme hollandais, une équipe de l’Institut international de prévention et de recherche à Lyon (iPRI) constate en effet que, depuis sa mise en place, la mortalité n’a baissé que de 0 à 5 % chez les participantes. Leurs résultats sont parus au mois de décembre 2017 dans le British Medical Journal [1].

Les données de 1989 à 2012

Aux Pays-Bas, les femmes âgées de 50 à 69 ans sont appelées à participer à un dépistage mammographique biennal depuis 1989. Depuis 1997, les femmes âgées de 70 à 75 ans y sont également invitées. L’épidémiologiste belge Philippe Autier et son équipe ont compilé les données collectées entre 1989 et 2012.

« Aucune diminution significative de l'incidence des cancers du sein de stade 2 à 4 »

Et d’après leurs observations, l’incidence des cancers du sein de stade 2-4 chez les femmes de 50 ans et plus était de 168 pour 100 000 en 1989 et d

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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Bibliographie

  1. Autier P., Boniol M. et coll. « Effectiveness of and overdiagnosis from mammography sreening in the Netherlands : population based study », BMJ, 5 décembre 2017, vol. 359. DOI : 10.1136/bmj.j5224

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