Nouvelle technologie

La radiothérapie guidée par IRM arrive en France

L’année prochaine, deux centres de cancérologie français mettront en service un nouvel appareil de radiothérapie guidée par IRM, le MRIdian® Linac. Cette technologie permet d’améliorer la précision des traitements sans augmenter l’irradiation.

Le 14/11/17 à 12:00, mise à jour hier à 15:20 Lecture 1 min.

Le MRIdian® Linac sera installé en 2018 à l’Institut Paoli-Calmettes de Marseille (IPC) et à l’Institut du cancer de Montpellier (ICM). Les deux établissements prévoient de créer un consortium pour partager leurs informations. © ViewRay

C’est une nouvelle étape dans la prise en charge du cancer. À l’automne 2018, l’Institut Paoli-Calmettes de Marseille (IPC) et l’Institut du cancer de Montpellier (ICM), inaugureront chacun un système MRIdian® Linac. Conçu par la société américaine ViewRay, l’appareil est le premier à utiliser l’IRM pour guider les traitements de radiothérapie. Seule une dizaine d’exemplaires sont installés dans le monde.

« Un pouvoir de résolution supérieur à celui du scanner »

Avec cette machine, les radiothérapeutes envisagent une nouvelle approche pour le traitement des tumeurs, comme l’explique Agnès Tallet. « Avec l’IRM, qui a un pouvoir de résolution nettement supérieur à celui du scanner, notamment pour les tissus mous, nous allons pouvoir voir directement la tumeur », indique la radiothérapeute de l’IPC dans un communiqué de presse. Le logiciel permettra ainsi de faire de la radiothérapie adaptative. « En vingt minutes, on est capable de replanifier complètement le plan de traitement du patient si la tumeur a bougé », ajoute Agnès Tallet.

Des traitements plus précis

La technologie MRIdian® Linac intègre un système Linac 6 MV à un système IRM de 0,35 T. Elle est indiquée en priorité pour le traitement des tumeurs digestives, pulmonaires, cérébrales et urologiques. Alors que le scanner sert à contrôler le positionnement du patient, l’IRM a autorise une visualisation précise de la zone à traiter, sans irradiation. « Voir en permanence la tumeur et les organes environnants permet d’aligner avec précision la tumeur aux faisceaux thérapeutiques, adapter ou redéfinir le volume de traitement pour s’adapter aux changements de la forme et à l’emplacement de la tumeur et des tissus sains », précise le constructeur sur son site internet.

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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