Dépistage du cancer du sein

Un contrôle qualité problématique en tomosynthèse

Selon plusieurs spécialistes dont Patrice Heid, directeur du CRCDC Sud PACA, l’intégration de la tomosynthèse pour le dépistage organisé du cancer du sein est aujourd’hui freinée par les lacunes du contrôle qualité des appareils, qui n'existe pas pour la 2D synthétique et ne prend pas assez en compte la qualité d’image pour la 3D.

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Le 21/06/23 à 7:00, mise à jour hier à 15:10 Lecture 3 min.

« En tomosynthèse, il y a des systèmes de qualité très hétérogène dont certains sont extrêmement mauvais. Si vous partez d’un système de mauvaise qualité, la 2Ds sera catastrophique », prévient Patrice Heid (photo d'illustration). © Carla Ferrand

Dans un rapport paru fin mars 2023, la Haute Autorité de santé recommande l’intégration de la tomosynthèse dans le dispositif de dépistage organisé du cancer du sein, en combinaison avec la mammographie synthétique 2D. Ces conclusions ont déclenché une controverse au sein de la communauté radiologique, certains professionnels estimant que les conditions d’une telle évolution ne sont pas réunies.  

Pas de contrôle pour la 2Ds

Entre autres obstacles, sa mise en œuvre se heurte à l’absence de contrôle qualité des images de mammographies synthétiques reconstruites à partir des examens de tomosynthèse (2Ds). « Il existe un contrôle qualité pour la mammographie 2D, pour la tomosynthèse, mais nulle part sur la planète pour la 2Ds », souligne Patrice Heid, directeur général du centre régional de dépistage des cancers Sud PACA et expert au sein du groupe de travail de l’European Foundation of Medical Physicists (EFOMP) dans le domaine du contrôle qualité.

Des appareils « extrêmement mauvais »

Selon

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Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

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07 Août

16:00

Pour la détection du cancer du sein, les performances diagnostiques des protocoles d'IRM abrégée par rapport à l'IRM standard varient selon le protocole et le contexte clinique. La technique FAST conserve une sensibilité élevée, tandis que la combinaison FAST + ultrafast + T2W offre une spécificité supérieure dans un contexte diagnostique (étude).

14:30

72 % des patientes préfèreraient l'angiomammographie à l'IRM mammaire lorsque les performances diagnostiques sont comparables. Cette préférence est liée à une sensation de claustrophobie moindre, à une durée d'examen plus courte et à un niveau d'anxiété plus faible (étude).

7:10

La Société nord-américaine de radiologie (RSNA) annonce le lancement de son challenge IA pour l'imagerie du genou. Les modèles développés seront évalués sur leur capacité à détecter et à classer avec précision les anomalies du genou visibles à l'IRM. Les gagnants seront annoncés au prochain congrès de la RSNA qui se tiendra du 29 novembre au 3 décembre.
06 Août

16:00

L'arrêté du 4 août 2026 fixant le nombre d'étudiants de troisième cycle des études de médecine susceptibles d'être affectés, par spécialité et par subdivision territoriale au titre de l'année universitaire 2026-2027 a été publié au Journal Officiel. Pour la radiologie, le nombre d'internes est fixé à 266, et pour la médecine nucléaire à 44.

13:44

Des grands modèles de langage (LLM) seraient capables de générer, à partir des notes cliniques, des indications pertinentes en radiologie qui seraient plus complètes et plus factuelles que les indications émises par des cliniciens (étude).
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