Avis sur la tomosynthèse

Derrière l’avis de la HAS sur la tomosynthèse, un groupe de travail « désappointé »

La radiologue libérale Brigitte Séradour, membre du groupe de travail réuni par la HAS pour son rapport du 17 mars 2023 sur l'intégration de la tomosynthèse dans le dépistage organisé, déplore des recommandations en décalage avec la pratique, par manque de communication de la HAS avec les experts.

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Le 02/05/23 à 7:00, mise à jour le 11/09/23 à 13:23 Lecture 2 min.

« Ce qui nous a été proposé est déconnecté de l'avis que nous avions précédemment rendu sur l'intégration de la tomosynthèse dans le dépistage organisé », affirme Brigitte Séradour, radiologue libérale membre du groupe de travail réuni par la HAS et présidente de l’ANCRCDC (image d'illustration). © Carla Ferrand

La publication le 17 mars 2023 des recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) sur l'intégration de la tomosynthèse dans le dépistage organisé, a fait l'effet d'une « bombe » pour les experts qui ont travaillé sur ce rapport, dont fait partie Brigitte Séradour, radiologue libérale à Marseille et présidente de l'Association nationale des centres régionaux de coordination des dépistages des cancers (ANCRCDC).

« Nous avions souligné les preuves insuffisantes de l'efficacité de la 2 Ds »

Selon elle, lors de sa dernière réunion le 24 janvier 2022, le groupe de travail ne s'est pas prononcé en faveur de l'introduction de la 3 D avec la 2 Ds, finalement préconisée par la HAS. Après plusieurs mois, il a reçu en octobre 2022 un document de travail en relecture accélérée, pas du tout conforme au document précédent. « L'impression de quiproquo que peut donner la réaction des sociétés savantes et de l'ANCRCDC à cette recommandation s'explique par le fait que le rapport final recommande la to

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