Dépistage organisé du cancer du sein

La dématérialisation de la seconde lecture reste au régime dérogatoire

Des contraintes techniques et financières limitent encore le développement de la dématérialisation de la seconde lecture des mammographies, dont la mise en place reste soumise à des autorisations locales sur demande. Le besoin, si ce n’est l’urgence, est pourtant là.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 16/04/24 à 15:00 Lecture 4 min.

La maintenance de plus en plus coûteuse des négatoscopes est l'un des arguments en faveur de la dématérialisation de la seconde lecture (photo d'illustration). © Carla Ferrand

Les négatoscopes resteront encore en service quelque temps dans les centres de seconde lecture (L2) des mammographies. L’arrêté du 16 janvier 2024, relatif aux dépistages organisés des cancers, qui modifie en partie l’organisation du programme national du dépistage du cancer du sein, maintient en effet la norme d’une L2 centralisée par les centres régionaux de coordination des dépistages (CRCDC) sur des clichés « issus d’une impression laser directe ». La décentralisation – et potentiellement la « dématérialisation » de cette seconde lecture dans les centres de radiologie - « n’est acceptée que sur expérimentation dans le cadre d’appel à projets de L’INCA (Institut national du cancer) et dérogation expresse de la direction générale de la santé », indique l’arrêté.

Une recommandation de longue date

Dans son rapport sur les dépistages organisés en France, publié en 2022, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) recommande pourtant de construire un plan de déploiement de la dé

Il vous reste 85% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

03 Avr

16:34

L’Association européenne de médecine nucléaire (EANM) et la Société de médecine nucléaire et d’imagerie moléculaire (SNMMI) ont publié des recommandations conjointes sur l’utilisation de l’imagerie cérébrale TEP tau chez les patients suspectés de maladie d’Alzheimer.

13:30

Une étude publiée dans AJR souligne que les radiologues et l’IA ont atteint une sensibilité sous-optimale pour la détection des anomalies pulmonaires interstitielles (ILA) en radiographie, bien que de haute spécificité. Les résultats ne soutiennent donc pas le dépistage radiographique de l’ILA, qu’il s’agisse d’une interprétation radiologue ou d’une IA.

7:43

La reconstruction avancée tridimensionnelle (AR) améliore significativement la précision diagnostique des fractures des membres par rapport à la radiographie conventionnelle tout en maintenant une haute qualité d’image, conclut une étude publiée dans Emergency radiology. « Son intégration dans les flux de travail des urgences pourrait réduire le besoin d’imagerie supplémentaire et accélérer la prise de décision clinique », selon les chercheurs.

14:09

Un essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué si la priorisation des radiographies thoraciques par intelligence artificielle réduisait les délais de diagnostic du cancer du poumon, sans observer d’amélioration significative des délais vers le scanner, le diagnostic, l’orientation ou le traitement. Ainsi, la priorisation des examens par IA dans ce contexte n’apporte pas de bénéfice clinique mesurable, selon une étude publiée dans Nature Medicine.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR