Exposition aux rayonnements ionisants

La pratique de la RI ne présente pas de risques considérables chez les radiologues enceintes

Aux JFR 2024, Jessica Assouline, radiologue à l’AP-HP à Paris, a présenté une enquête sur la grossesse chez les spécialistes en radiologie interventionnelle. S'il n'y a pas de contraintes à la pratique de la RI pour les femmes enceintes jusqu'à une certaine dose maximale, elle suggère d'adapter au mieux leurs conditions de travail.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 12/11/24 à 15:00 Lecture 3 min.

Les doses mesurées par les dosimètres opérationnels peuvent être de 2 à 10 fois supérieures à l’exposition fœtale réelle, du fait de l’atténuation exercée par les tissus abdominaux et utérins, a rappelé Jessica Assouline. © Solenn Duplessy

La pratique de la radiologie interventionnelle chez les femmes enceintes pose questions parmi les professionnels de santé. Jessica Assouline, radiologue à l’hôpital Saint-Louis, Assistance publique – Hôpitaux de Paris, a partagé son expérience à ce sujet lors d’une session des Journées francophones de radiologie 2024, le 5 octobre. Elle a dévoilé les résultats d’une enquête réalisée auprès de 30 radiologues françaises, dont 24 avaient déjà été enceintes depuis qu'elles exerçaient la radiologie interventionnelle.

30 % estiment qu’il faut suspendre toute activité RI

L’objectif de ce sondage était d’évaluer leur niveau de connaissance concernant l’exposition aux rayonnements ionisants durant la grossesse et de recenser leurs pratiques. « Nous leur avons demandé si elles avaient continué ou non leur activité », indique Jessica Assouline. Il ressort de ce sondage que 30 % de ces femmes radiologues estiment qu’il serait préférable de suspendre toute activité de radiologie interventionnelle

Il vous reste 76% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Notes

1. Selon l’article R. 4451-57 du Code du travail, sont classés en catégorie A, les travailleurs susceptibles de recevoir sur 12 mois consécutifs :

  • une dose efficace supérieure à 6 mSv ;
  • et/ou une dose équivalente supérieure à 150 mSv pour la peau et/ou les extrémités.

Sont classés en catégorie B, tous les autres travailleurs susceptibles de recevoir sur 12 mois consécutifs :

  • une dose efficace supérieure à 1 mSv ;

et/ou une dose équivalente supérieure à 15 mSv pour le cristallin et/ou à 50 mSv pour la peau et/ou les extrémités.

Auteurs

Solenn Duplessy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

16 Juin

7:45

Une étude prospective montre qu’une application web intégrant des résumés de comptes rendus radiologiques générés par IA, des définitions interactives et des vidéos explicatives améliore significativement la compréhension des patients mais nécessite une validation et des corrections par un clinicien.
15 Juin

16:55

L'échographie automatisée du sein (ABUS) donne des résultats non-inférieurs et pourrait remplacer l'échographie manuelle comme complément de la mammographie pour évaluer l'extension tumorale avant une opération chez les femmes qui viennent de recevoir un diagnostic précoce de cancer du sein (étude).

13:53

Une étude a comparé trois algorithmes d'évaluation automatique de la densité mammaire. Ils ont montré une forte concordance et des niveaux similaires d'association avec le risque de cancer du sein, ce qui plaide en faveur de leur interchangeabilité. Toutefois, des variations entre les proportions d'examens classés comme « entièrement graisseux » et « extrêmement denses » pourraient affecter les décisions d'orientation vers des dépistages personnalisés.

7:30

Un article paru dans European Radiology présente un consensus interdisciplinaire pour l'imagerie des fractures du scaphoïde. La radiographie reste la modalité de première intention pour leur diagnostic.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR