Santé publique

Le dépistage du cancer du sein devra s’organiser pour rattraper son retard

Pendant le confinement, les centres de coordination des dépistages des cancers et l’Institut national du cancer (INCa) ont suspendu l’envoi des invitations pour le dépistage du cancer du sein. Avec la reprise progressive d’activité des cabinets de radiologie émerge la question des conséquences sanitaires et organisationnelles de cet arrêt.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 11/05/20 à 7:00, mise à jour hier à 15:17 Lecture 3 min.

Beaucoup de régions ont du retard sur la deuxième lecture des mammographies faites avant le 16 mars, observe la radiologe Brigitte Seradour (photo d'illustration). © C. F.

Depuis le mois de mars, les centres régionaux de coordination des dépistages des cancers (CRCDR) et l’Institut national du Cancer (INCa) n’envoient plus d’invitation au dépistage du cancer du sein. En vertu de l’article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de COVID-19, seules les « consultations et soins ne pouvant être différés et les consultations et soins de patients atteints d’une affection de longue durée » sont en effet autorisés pendant le confinement. Le 30 mars, le Conseil national professionnel de la radiologie a invité les radiologues « à décaler tous leurs examens de dépistage, et notamment les mammographies systématiques ».

« Très peu de risques de pertes de chance » selon l’INCa

L’interruption momentanée du dépistage « ne comporte que très peu de risques de pertes de chance pour les patients », estimait alors l’INCa. Avec le déconfinement, l’activité de dépistage va reprendre progressivement. Laurent Verzaux,

Il vous reste 81% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

03 Juil

17:52

Le gouvernement a confirmé l'installation d'un TEP Scan en Corse, confronté à une pénurie de professionnels de santé dans plusieurs territoires de l'île. Jean-Jacques Panunzi, le sénateur de Corse-du-Sud a ainsi rappelé le 11 juin dernier que l'accès aux soins et aux infrastructures médicales demeure « l'une des préoccupations centrales des Corses », informe le média Corse Net Infos.

7:56

La plupart des patients estiment qu’ils devraient savoir si l’IA est utilisée pour générer leurs rapports d’imagerie médicale, selon une enquête publiée dans Radiology.
02 Juil

16:36

Une étude publié dans Nature présente AR-VIU, une plateforme de réalité augmentée qui affiche en temps réel des échographies 3D volumétriques, facilitant la perception de l’anatomie et l’interprétation des images. Les résultats montrent qu’elle améliore significativement la précision des utilisateurs, réduit les écarts de performance entre novices et experts, et accélère l’apprentissage de l’échographie.

7:28

Selon une étude, 8 % des femmes sans antécédent cardiovasculaire majeur présentent des calcifications artérielles mammaires (BAC) au dépistage mammographique. Leur signalement pourrait constituer une opportunité de dépistage précoce du risque cardiovasculaire et orienter vers une évaluation préventive.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR