Retour d'expérience

Les radiologues européens analysent leur rôle lors des attentats

Sujit Vaidya, à Londres, et Philippe Grenier, à Paris, ont participé à la prise en charge des victimes d’attentats terroristes de masse. Au Congrès européen de radiologie (ECR), ils ont souligné l’importance de bien identifier et orienter les patients et d’utiliser des protocoles de routine au scanner corps entier pour fluidifier l’action des équipes.

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Le 01/03/18 à 16:00, mise à jour aujourd'hui à 15:16 Lecture 4 min.

Lors de la discussion qui a suivi les présentations, les orateurs ont insisté sur les protocoles utilisés lors des événements. « L’un des points clés est d’utiliser les protocoles de routine pour le scanner corps entier », a insisté Philippe Grenier (ici à droite). © Benjamin Bassereau.

Que peut faire, que doit faire un radiologue lors d’un attentat ? Ce 28 février 2018, au Congrès européen de radiologie (ECR), Sujit Vaidya, radiologue consultant au London Bridge Hospital de Londres, s’est interrogé sur le rôle des spécialistes en imagerie médicale lors de ces catastrophes. Selon lui, il n’a qu’un seul but : sauver le maximum de vies.

L’hôpital fait avec les moyens du bord

En prenant l’exemple de Londres (11 morts et au moins 48 blessés le 3 juin 2017), il a identifié cinq phases dans la gestion hospitalière d’un attentat terroriste. D’abord le chaos, où dominent l’arrivée des premières victimes et l’absence de communication. « La première victime arrive dans les 30 minutes, et 50 % des blessés arrivent une heure après l’événement », explique-t-il. Ensuite, c’est la phase de prise en charge : l’hôpital fait avec les moyens du bord pour traiter les patients. Puis vient la phase de consolidation, où tous les blessés ont été reçus. Plusieurs semaines sont nécessaires pour

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Benjamin Bassereau

Directeur de la rédaction BOM Presse Clichy

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