Denis Guilloteau

« Ne pas rembourser les traceurs revient à bloquer le développement des traitements pour les maladies neurodégénératives »

Denis Guilloteau est chercheur à l’unité Inserm « Imagerie et Cerveau », à Tours. Le 20 décembre, l’Académie nationale de pharmacie lui remettra un prix d’honneur, notamment pour ses travaux sur les radiopharmaceutiques en imagerie cérébrale. Un champ crucial pour le développement de traitements contre les maladies neurodégénératives.

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Le 13/12/17 à 16:00, mise à jour hier à 15:19 Lecture 3 min.

Au sein de l'unité Inserm "Imagerie et Cerveau", Denis Guilloteau a orienté ses travaux de recherche sur le développement de traceurs pour les maladies neurodégénératives. ©Ricardo Esteves

Docteur Imago / Sur quoi travaillez-vous à l’unité « Imagerie et Cerveau » de Tours ?

Denis Guilloteau / Nous sommes très orientés vers les traceurs pour l’exploration cérébrale, essentiellement pour les maladies neurodégénératives. Pour la maladie de Parkinson, nous ciblons le transporteur de la dopamine. Il y a déjà des molécules sur le marché, comme le Ioflupane (DaTSCAN®), qui permet de visualiser le recaptage de la dopamine avec la tomoscintigraphie par émission monophotonique (TEMP). Actuellement, nous développons un traceur sur le transporteur de dopamine, mais pour la TEP. L’objectif est d’avoir une meilleure résolution et surtout une meilleure quantification.

D. I. / Où en sont les recherches sur la maladie d’Alzheimer ?

D. G. / C’est beaucoup plus compliqué. Pour Parkinson, nous connaissons la perturbation principale - la dopamine - mais pour Alzheimer, il y a des multitudes de cibles. Nous nous sommes impliqués sur les plaques amyloïdes. Il y avait une demande très forte de t

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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