Radiologues libéraux

« Nous ne faisons pas le dépistage par intérêt économique »

Avec plus de 2 500 000 participantes par an, le dépistage organisé du cancer du sein représente une part non négligeable de l’activité des libéraux qui le pratiquent. Face aux soupçons de conflit d’intérêts, Jean-Charles Leclerc, radiologue en Haute-Marne, défend l’efficacité du dispositif et la mission de santé publique des cabinets de proximité.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 29/03/18 à 7:00, mise à jour hier à 15:22 Lecture 2 min.

Face aux polémiques, les radiologues défendent l'utilité sanitaire du dépistage et le rôle des cabinets de proximité dans l'organisation du programme (photo d'illustration). © Carla Ferrand

Selon les données fournies par l’agence Santé publique France – Institut de veille sanitaire, plus de 2 530 000 femmes ont participé au programme de dépistage organisé du cancer du sein en 2016. La plupart se sont rendues dans un centre agréé où exercent des radiologues libéraux. « Nous sommes les organisateurs et les premiers acteurs du dispositif », rappelle Jean-Charles Leclerc, radiologue à Saint-Dizier (Haute-Marne) et secrétaire général de la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR).

« Entre un quart et un cinquième de notre activité »

Son groupe compte plusieurs cabinets agréés dans le secteur, à Bar-le-Duc ou Vitry-le-François. 18 radiologues y travaillent, dont 2 se consacrent exclusivement à la sénologie. « Pour ma part, je réalise 1 000 à 1 500 mammographies par an. Les deux tiers dans le cadre du dépistage organisé, compte-t-il. Au total, le dépistage représente entre un quart et un cinquième de notre activité. » Nous n’avons pu obtenir de chiffres globaux mais, à

Il vous reste 72% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

03 Juil

17:52

Le gouvernement a confirmé l'installation d'un TEP Scan en Corse, confronté à une pénurie de professionnels de santé dans plusieurs territoires de l'île. Jean-Jacques Panunzi, le sénateur de Corse-du-Sud a ainsi rappelé le 11 juin dernier que l'accès aux soins et aux infrastructures médicales demeure « l'une des préoccupations centrales des Corses », informe le média Corse Net Infos.

7:56

La plupart des patients estiment qu’ils devraient savoir si l’IA est utilisée pour générer leurs rapports d’imagerie médicale, selon une enquête publiée dans Radiology.
02 Juil

16:36

Une étude publié dans Nature présente AR-VIU, une plateforme de réalité augmentée qui affiche en temps réel des échographies 3D volumétriques, facilitant la perception de l’anatomie et l’interprétation des images. Les résultats montrent qu’elle améliore significativement la précision des utilisateurs, réduit les écarts de performance entre novices et experts, et accélère l’apprentissage de l’échographie.

7:28

Selon une étude, 8 % des femmes sans antécédent cardiovasculaire majeur présentent des calcifications artérielles mammaires (BAC) au dépistage mammographique. Leur signalement pourrait constituer une opportunité de dépistage précoce du risque cardiovasculaire et orienter vers une évaluation préventive.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR