Docteur Imago / Pourquoi avoir mis en place l'école de la thrombectomie en Ukraine ?
Victor Dumas / Le constat initial part du fait que l’Ukraine, qui compte environ 45 millions d’habitants, contre 70 millions en France, comptabilise pourtant un nombre d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) quasiment similaire, environ 140 000 par an en Ukraine contre 150 000 en France. La thrombolyse, le traitement médicamenteux de l’AVC, est bien déployée en Ukraine depuis les années quatre-vingt-dix. En revanche, le taux de thrombectomie mécanique est cinq fois inférieur. Ils accusent donc un lourd retard, d'autant plus important depuis 2022, avec l'invasion russe. Une grande partie du budget de la santé a été réaffectée à la défense et à des infrastructures comme la construction d’abris souterrains sous les hôpitaux pour la protection des patients. Nous avons donc proposé de les aider pour la formation des opérateurs.
D. I. / Qui est à l’origine de cette initiative ?
V. D. / Elle est née d’une démar

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