IRM injectée

Les produits de contraste gadolinés peuvent-ils se réinventer ?

Une session de l'ECR 2020 intitulée « MRI of the future » s'est intéressée aux innovations en matière d’agents de contraste gadolinés. Tandis que les chercheurs et les industriels tentent de développer de nouveaux produits, les radiologues renforcent l'optimisation et la justification de l'injection.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 19/07/20 à 7:00, mise à jour hier à 15:13 Lecture 3 min.

Pour continuer à utiliser les chélates de gadolinium, une solution serait de réduire la toxicité et donc de réduire la dose injectée (photo d'illustration). D. R.

Le 17 juillet, une session du Congrès européen de radiologie (ECR) 2020 sur le thème de « l’IRM du futur » s’est interrogée sur l’avenir des produits de contraste (PDC) à base de gadolinium. Pour Olivier Clément, chef du service d’imagerie de l’Hôpital européen Georges-Pompidou (Paris) et responsable du groupe de travail de la Société française de radiologie sur les agents de contraste (CIRTACI), ces derniers doivent se « réinventer ».

Un processus long et coûteux

« Actuellement, en France, 30 % des examens IRM sont injectés au gadolinium », indique l’intervenant. Le développement des PDC, explique-t-il, suit un déroulement très strict qui complexifie la mise sur le marché de nouveaux agents : « Ce sont des produits pharmaceutiques. Il faut donc beaucoup de temps entre l’identification du besoin médical et le lancement sur le marché. Le processus demande une dizaine d’années, ce qui est très long par rapport au rythme des innovations technologiques des machines IRM. » Il passe notamment

Il vous reste 81% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

23 Oct

16:18

Le score de Kaiser en IRM mammaire présente une excellente précision diagnostique pour distinguer les lésions bénignes des lésions malignes chez les patientes présentant des anomalies BI-RADS 0 ou 4 en imagerie conventionnelle (étude).

13:16

Chez les patients obèses, le scanner à comptage photonique (PCCT) offre une meilleure qualité d’image que le scanner conventionnel (EID CT), avec un meilleur contraste et un rapport signal/bruit supérieur. Il permet également de réduire significativement la dose d’irradiation, en maintenant une bonne qualité diagnostique (étude).

7:45

Une étude a comparé un système d’intelligence artificielle aux critères PI-RADS pour la détection du cancer de la prostate cliniquement significatif en IRM, démontrant une sensibilité non inférieure à l’échelle du patient, mais inférieure à l’échelle lésionnelle. L’IA pourrait compléter PI-RADS pour optimiser le triage des biopsies, notamment des lésions indéterminées PI-RADS 3, concluent les chercheurs.
22 Oct

15:30

Une équipe de chercheurs a développé un système d’intelligence artificielle multimodale combinant imagerie médicale et données cliniques pour prédire la survie à 24 mois de patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration, traités par radiothérapie vectorisée ciblant le PSMA. Ce modèle affiche des performances prometteuses pour la stratification pronostique et l’aide à la décision clinique.
✕
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR