Épidémie

Le scanner thoracique manque de valeur prédictive négative pour le coronavirus

Une étude parue dans Radiology présente les examens de scanner thoraciques réalisés chez 21 patients atteints du coronavirus (2019-nCoV) de Wuhan. Si la tomodensitométrie est un élément clé du processus diagnostique, sa sensibilité n’est pas complète et sa valeur prédictive négative est imparfaite, soulignent les chercheurs.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 10/02/20 à 17:00, mise à jour hier à 15:14 Lecture 4 min.

Figure 1. Homme de 29 ans, circonstances d’exposition au virus inconnues, adressé avec une fièvre et une toux et finalement pris en charge en unité de soins intensifs. A. Coupe fine axiale de scanner sans contraste, qui montre des opacités pulmonaires en verre dépoli (flèches blanches) et de consolidation (flèches noires) confluentes, bilatérales, diffuses et inégales. B. La maladie dans les lobes droits moyen et inférieur a une distribution périphérique frappante. © Chung et coll.

Au 10 février, le nouveau coronavirus apparu en décembre 2019 dans la ville de Wuhan, en Chine, avait infecté plus de 40 000 personnes, dont 910 étaient décédées, selon les sources officielles 1. Depuis le déclenchement de cette épidémie, déclarée urgence mondiale par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le 30 janvier, les chercheurs et les autorités de santé travaillent pour découvrir des traitements et améliorer la prise en charge des patients.

Aider les radiologues à diagnostiquer la maladie

Publiée le 4 février dans Radiology [1] une étude menée par des médecins de l’école médicale Mount Sinai, à New York et de plusieurs universités chinoises, décrit les caractéristiques tomodensitométriques qui peuvent aider les radiologues à diagnostiquer la maladie. « Une identification précoce est importante non seulement pour démarrer le traitement, mais aussi pour isoler le patient et permettre aux autorités de mettre en place une réponse efficace », déclare Michael Chung, le premier auteu

Il vous reste 85% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Notes

1. Source : carte réalisée par l’école d’ingénierie de l’université John Hopkins, aux États-Unis. https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Chung M., Bernheim A., Mei X. et coll., « CT Imaging Features of 2019 Novel Coronavirus (2019-nCoV) », Radiology, 4 février 2020. Publication en ligne anticipée. DOI : 10.1148/radiol.2020200230.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

11 Sep

17:00

Une étude prospective chez 22 patients atteints de tumeurs neuro-endocrines métastatiques montre que le ¹⁷⁷Lu-LNC1010 présente un profil de tolérance favorable, sans toxicité rénale ou hépatique sévère. Le traitement a obtenu un taux de réponse objective de 44,4 %, et un contrôle de la maladie de 94,4 %.

15:00

Après une embolisation des artères prostatiques (PAE), le taux cumulé de ré-intervention atteint 25,8 % à 5 ans, la résection transurétrale de la prostate étant la procédure de rattrapage la plus fréquente, selon une étude. Ces résultats confirment une durabilité à moyen terme satisfaisante de la PAE.

13:30

Une étude démontre que le score O-RADS IRM présente une excellente performance diagnostique pour différencier les masses annexielles bénignes et malignes. L’intégration de la courbe d’intensité semi-quantitative (SIC) améliore surtout la spécificité et la valeur prédictive positive, tout en réduisant les interventions chirurgicales inutiles.
10 Sep

17:23

L’embolisation des artères utérines (EAU) offre une amélioration durable des symptômes chez environ 75 % des patientes. À 10 ans, près d’une patiente sur cinq nécessite une nouvelle intervention, avec un risque plus élevé chez les femmes plus jeunes. (Etude).
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR