Algorithmes

Une méta-analyse pointe les biais et les failles méthodologiques des modèles d’IA pour la Covid-19

Selon une revue de littérature britannique, les études sur l’utilisation de modèles d’intelligence artificielle pour la détection et le pronostic de la Covid-19 à partir d’examens d’imagerie souffriraient de problèmes liés à la mauvaise qualité des données, à une faible application des méthodes de développement des algorithmes, ainsi que d’une mauvaise reproductibilité et de bais de conception.

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Le 27/04/21 à 16:00, mise à jour aujourd'hui à 15:14 Lecture 3 min.

« Les rapports d’études actuels souffrent d’une prévalence élevée de déficiences au niveau de la méthodologie et du compte rendu », constatent les chercheurs de Cambridge. D. R.

Sur plus de 320 algorithmes développés pour diagnostiquer la Covid-19 ou anticiper son évolution à partir d’examens de radiographie ou de scanner thoracique, aucun n’est suffisamment robuste et validé pour une utilisation en clinique, conclut une méta-analyse décrite dans la revue Nature machine intelligence [1]. Ses auteurs, un groupe de mathématiciens et de radiologues de l’université de Cambridge, au Royaume-Uni, ont passé au crible la littérature publiée sur le sujet et évalué les risques de biais ainsi que les erreurs méthodologiques les plus fréquentes.

Des études mal décrites

Les recherches sur les bases de publications ont renvoyé 2 150 articles, dont 415 présentent des résumés jugés pertinents pour la problématique intéressant cette méta-analyse. L’analyse des textes entiers a permis de retenir 320 papiers, dont 258 ont été écartés car ils ne décrivaient pas suffisamment les méthodes de développement et de validation employées par leurs auteurs, ce qui compromet la reproductibil

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Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Roberts M., Driggs D., Thorpe M. et coll., « Common pitfalls and recommandations for using machine learning to detect and pronosticate for COVID-19 using chest radigraphs ans CT scans », Nature Machine Intelligence, mars 2021, vol. 3, p. 199 – 217. DOI : https://doi.org/10.1038/s42256-021-00307-0

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Des grands modèles de langage (LLM) seraient capables de générer, à partir des notes cliniques, des indications pertinentes en radiologie qui seraient plus complètes et plus factuelles que les indications émises par des cliniciens (étude).
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