Cancer du sein

« En fin d’année, nous aurons toujours 20 à 30 % de retard des dépistages »

La suspension puis la reprise du dépistage organisé du cancer du sein ont entraîné leur lot de problématiques organisationnelles. Brigitte Séradour, radiologue libérale à Marseille (Bouches-du-Rhône) et présidente du Centre régional de coordination des dépistages des cancers, fait le bilan de la situation. Entretien réalisé le 27 novembre.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 08/12/20 à 8:00, mise à jour hier à 15:14 Lecture 3 min.

« Actuellement, je dirais que l’activité de dépistage est normale, mais nous constatons tout de même une hausse des défections », note la radiologue Brigitte Séradour. D. R.

Docteur Imago / Le dépistage organisé a été suspendu pendant deux mois lors de la première vague de Covid-19. Comment s’est déroulée la reprise en région PACA ?

Brigitte Séradour / Il y a eu un arrêt brutal au mois de mars et on nous a demandé de fermer les centres de radiologie. Nous avons donc cessé d’envoyer des invitations au dépistage organisé. Des centres ont repris les invitations de façon progressive à partir du 15 mai, mais pas tous car certains locaux, à cause de leur petite taille, ne pouvaient pas respecter les règles de distanciation sociale. Dans tous les centres, la capacité d’accueil était amoindrie, donc on ne pouvait pas faire le nombre habituel d’examens.

D. I. / Qu’en est-il de la reprise des invitations ?

B. S. / Dans les centres régionaux, nous avons repris les invitations avec un débit deux fois moins important que d’habitude car ça ne servait à rien d’en envoyer des millions si les cabinets n’arrivaient pas à suivre le rythme. Nous avons donc réduit les envois en m

Il vous reste 75% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

24 Avr

17:31

Une étude publiée dans Scientific Reports a évalué la capacité de GPT-4o à standardiser les recommandations de suivi à partir de comptes rendus de radiologie, en les comparant à celles de radiologues humains sur 100 cas cliniques. Les résultats montrent que GPT-4o atteint une qualité globale comparable à un radiologue expérimenté et supérieure à un interne.

7:30

En 2024, les radiologues n’ont reçu que 0,76 % des financements de recherche de la part de l’industrie (90,4 millions de dollars), avec une forte concentration sur une minorité d’entre eux. La part de la radiologie dans le financement total a diminué entre 2019 et 2024 (de 1,34 % à 1,06 %), suggérant un soutien limité et en déclin (étude).
23 Avr

15:00

Les nouvelles recommandations du National Comprehensive Cancer Network® préconisent une évaluation des risques basée sur l'IA et d'utiliser des mammographies pour prédire le risque de cancer du sein à 5 ans chez une femme. L'un des changements les plus importants est d'étendre le dépistage des risques par mammographie à partir de 35 ans. (source)

12:57

Une étude signale que depuis le Covid-19 des retards de diagnostic après une mammographie de dépistage revenue anormale s'aggravant chaque année. Certains sous-groupes de femmes, comme celles au chômage ou âgées de 50 à 59 ans, présentent un risque accru de suivi retardé et persistant.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR