Cancer du sein

« En fin d’année, nous aurons toujours 20 à 30 % de retard des dépistages »

La suspension puis la reprise du dépistage organisé du cancer du sein ont entraîné leur lot de problématiques organisationnelles. Brigitte Séradour, radiologue libérale à Marseille (Bouches-du-Rhône) et présidente du Centre régional de coordination des dépistages des cancers, fait le bilan de la situation. Entretien réalisé le 27 novembre.

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Le 08/12/20 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:13 Lecture 3 min.

« Actuellement, je dirais que l’activité de dépistage est normale, mais nous constatons tout de même une hausse des défections », note la radiologue Brigitte Séradour. D. R.

Docteur Imago / Le dépistage organisé a été suspendu pendant deux mois lors de la première vague de Covid-19. Comment s’est déroulée la reprise en région PACA ?

Brigitte Séradour / Il y a eu un arrêt brutal au mois de mars et on nous a demandé de fermer les centres de radiologie. Nous avons donc cessé d’envoyer des invitations au dépistage organisé. Des centres ont repris les invitations de façon progressive à partir du 15 mai, mais pas tous car certains locaux, à cause de leur petite taille, ne pouvaient pas respecter les règles de distanciation sociale. Dans tous les centres, la capacité d’accueil était amoindrie, donc on ne pouvait pas faire le nombre habituel d’examens.

D. I. / Qu’en est-il de la reprise des invitations ?

B. S. / Dans les centres régionaux, nous avons repris les invitations avec un débit deux fois moins important que d’habitude car ça ne servait à rien d’en envoyer des millions si les cabinets n’arrivaient pas à suivre le rythme. Nous avons donc réduit les envois en m

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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