Cancer du sein

Les recettes de l’IGAS pour renforcer le dépistage

Dans un rapport publié en janvier 2022, l’IGAS juge « décevants » les résultats des programmes de dépistage organisé des cancers en France. Elle préconise une réorganisation en profondeur des dispositifs, et notamment la dématérialisation de la seconde lecture des mammographies.

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Le 22/06/22 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:10 Lecture 5 min.

« Le système de deuxième lecture non dématérialisé est obsolète, non attractif pour les radiologues, coûteux en ressources humaines et financières », jugent les auteurs du rapport d'évaluation. © Carla Ferrand

Coûts élevés, pilotage complexe, et résultats en deçà des objectifs… Dans un rapport d’évaluation publié en janvier 2022, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) fait le constat du manque d’efficacité des programmes de dépistage organisé des cancers colorectal, du sein et du col de l’utérus. Évalué à 42,8 % en 2019 et en baisse constante depuis lors, le taux de participation au dépistage organisé du cancer du sein est ainsi « très inférieur à l’objectif européen et à la moyenne européenne », rappellent les rapporteurs, qui pointent aussi des écarts entre territoires et groupes sociaux.

L’échec de la régionalisation de la gestion

Pour l’IGAS, ces faiblesses et ces disparités s’expliquent en partie par des lacunes dans l’offre de soins, mais aussi par des raisons liées au public cible, par exemple une méconnaissance des risques, la peur de la douleur ou de la nudité associées à la mammographie, ou encore la barrière de la langue. La mission a également identifié des causes organ

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Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

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