Santé publique

L’étude NELSON donne un second souffle au dépistage du cancer du poumon

Les résultats de l'étude NELSON sur le dépistage du cancer du poumon par scanner basse dose ont rencontré un large écho dans la communauté médicale. Depuis plusieurs mois, les concertations et les réflexions se multiplient. En 2019, l'Inca et la HAS se pencheront sur le sujet.

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Le 12/02/19 à 8:00, mise à jour hier à 15:15 Lecture 3 min.

Selon les constatations de l'étude NELSON, le dépistage par scanner basse dose permettrait de diminuer la mortalité par cancer du poumon de 25 % chez les hommes et de 40 % chez les femmes parmi la population cible (photo d'illustration). © Benjamin Bassereau

Après l’étude américaine NLST, publiée en 2011, l’étude belgo-néerlandaise Nelson sur le dépistage du cancer du poumon a enfoncé le clou. Présentée au mois de septembre 2018 au congrès de l’Association internationale pour l’étude du cancer du poumon (International Association for the Study of Lung Cancer) à Toronto, au Canada, elle fournit de nouveaux arguments en faveur du recours au scanner basse dose, qui permettrait de diminuer la mortalité par cancer du poumon de 25 % chez les hommes et de 40 % chez les femmes parmi la population à risques.

Les experts cimentent leur position

La communauté médicale française n’a pas tardé à réagir à cette nouvelle démonstration en faveur du dépistage par scanner pour les gros fumeurs. Le sujet a alimenté les discussions lors des dernières Journées francophones de radiologie, en octobre 2018.

Dans la foulée, les 7 et 8 novembre dernier, une trentaine de spécialistes se sont réunis à Lyon pour une mise au point collégiale. « Compte tenu des résultats p

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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